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Le Lac de Yasunari Kawabata
Date france :
2004
Editeur :
ISBN :
9782253036883

Le Lac

2004
2½ h
D'après votre vitesse de lecture (15 000 mots à l'heure), il devrait vous falloir environ 2½ h pour lire ce livre.

Temps restant en fonction de l'avancement :

23 %62 %
2 h1 h
Histoire d’une obsession, Le Lac retrace la quête d’une perfection irréalisable, d’une beauté hors de portée.
Sans foyer, exclu de toute douceur humaine, seul avec son poids de péchés sur le coeur, Gimpei Momoï ne peut résister à la soif inextinguible qui le pousse, au long des rues, à s’attacher aux pas de belles inconnues, à les admirer de loin tandis qu’elles avancent, magnifiques et inaccessibles - car leur beauté n’est pas de ce monde mais participe d’un rêve. La réalité, symbolisée par ses propres pieds grotesquement difformes, poursuit Gimpei en tous lieux. Et c’est le caractère inconciliable de ces deux univers qui explique la texture déshumanisée, ambiguë, furtive de l’érotisme dont cette oeuvre est empreinte.
Ce roman ne s’inscrit dans aucune forme traditionnelle. C’est une sorte de « happening », et en tout cas l’un des livres les plus modernes de conception et d’allure du grand Kawabata. De même que l’intérêt du héros peut, à tout moment, être éveillé par une inconnue croisée dans la rue, de même ici le passé surgit brutalement dans le présent, ou bien l’hallucination pulvérise le souvenir, ou encore la réalité crue jaillit lorsque le voile du songe et des fantasmes se déchire.
Ceux qui, à la lecture de ses ouvrages précédents, imaginaient que tout n’était que délicatesse et demi-teintes chez l’auteur de Pays de neige et de La Danseuse d’Izu, seront sans doute surpris par la sensualité aiguë de certaines scènes et parle ton cruel du livre. Le Lac apparaît comme si singulier, si inhabituel, qu’il illumine d’un jour tout à fait nouveau l’ensemble de l’oeuvre de Yasunari Kawabata.

Les commentaires :


Je commence à ne plus supporter Kawabata. Pour sublimer la Nature, il fait partie des meilleurs. Mais dès qu’on touche à l’humain, on tombe dans une espèce de contemplation hyper auto-centrée du devenir d’un homme - sa mort, sa sexualité, son rapport aux femmes. Kawabata est certes un homme de son temps, il faut donc savoir remettre en contexte la vision masochiste et archaïque de la femme véhiculée dans ses romans (qui n’a strictement rien d’un hommage), mais l’objectification qu’il fait d’elle est juste insupportable. La description poussée et intime du corps féminin, l’attraction qu’il provoque, les désirs qu’il éveille, souvent dérangeants et malsains... C’est bien le deuxième cerveau d’un homme qui est aux commandes de l’écriture et c’est lourd. Parce qu’on est en 2019. Que c’est du harcèlement. Mais aussi parce que ça tourne à l’obsession. Le tout est présenté sans passion, sans sentiment affectif presque, juste des élucubrations philosophiques et introspectives en mode analytique.
Et puis dans les romans de Kawabata, de fin il n’y a guère. C’est fait exprès, c’est son style, c’est une part de son identité qui le distingue d’autres écrivains. Lui et certains essayistes arguent que ça donne des fins ouvertes qui laissent le plaisir au lecteur d’imaginer la suite. Moi ça me laisse toujours pantoise, comme si on me fermait la porte sur la tronche dans un claquement violent au ras du nez, me décoiffant les cheveux qui viennent atterrir sur mes paupières fermées.
Ouais, vous voyez l’image quoi. Alors moi je dis non. Et je vais même dire stop, plus de Kawabata ! Je vous laisse apprécier le passage, la goutte d’eau qui a fait déborder le vase :

Mais elle reviendrait avec son chien, chaque jour, gravir la pente de la colline, sous les frondaisons des gingkos. Maintenant au moins, il avait cette assurance... Ah ! Pouvoir la contempler, bien dissimulé quelque part sur le petit tertre. Cet espoir tout neuf l’arracha à ses idées de violence. Plus calme maintenant, il imaginait, sur le tertre, la fraîcheur de l’herbe où il s’étendra, absolument nu... Et la jeune fille, pour l’éternité, monte vers lui... Quelle indicible extase...!
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