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GoodBye Gandhi de Mélanie Talcott
Date france :
2015.04.28
Editeur :

GoodBye Gandhi

2015
4½ h
D'après votre vitesse de lecture (15 000 mots à l'heure), il devrait vous falloir environ 4½ h pour lire ce livre.

Temps restant en fonction de l'avancement :

13 %35 %57 %78 %
4 h3 h2 h1 h
 
 
Un livre sans complaisance, d’une tendresse caustique qui a toutes les qualités d’un thriller.
Exit le Taj Mahal, le nirvana et autres foutaises pour touristes en mal d’imagination. C’est à une plongée plein pot dans la crudité de l’Inde à laquelle nous convie Mélanie Talcott quand l’humanitaire se travestit en tourisme sexuel.
Huit mômes en paient le tarif. Une femme, Monique Duchemin, en fait son fond de commerce. Les inspecteurs Vijay Ramalingam et Léa Paoli enquêtent. Dilip, lui, fait ce qu’il sait bien faire, marchand de thé…

Les commentaires :

 
Sous couvert de l’enquête policière déclenchée par le meurtre d’une grande dame de l’humanitaire de Pondichéry, Mélanie Talcott nous immerge dans une Inde moderne et nous donne une vision sans concession de cette société surpeuplée et dominée par la corruption et les tabous. La narration se déroule sur deux bases temporelles entrelacées. L’auteur alterne les chapitres racontant la mort de Monique, la protectrice des enfants, et les chapitres où se déroule l’enquête proprement dite. Mais peut-on vraiment parler d’enquête quand les conclusions en sont décidées en haut lieu à l’avance, et quand le médecin légiste peut confirmer n’importe quelle conclusion en fonction de l’épaisseur de l’enveloppe reçue ? Très vite, je me suis rendu compte que, dans ce livre, le cadre était plus important que l’enquête policière elle-même. Il permet à l’auteur de pointer les clivages de l’Inde : blancs/indiens, riches/pauvres, hommes/femmes, traditions/modernismes, le tout dominé par une corruption de tous les niveaux. Spéculations narratives ? En tout cas, l’auteur va développer son histoire en “spéculant” sur la noirceur de l’âme humaine. L’humanitaire peut-il être une couverture pour s’enrichir ? pour développer un esclavage sexuel ? La “rédemption” est-elle possible ? La police va-t-elle/doit-elle arrêter ou protéger les coupables ? Cette enquête sert également de prétexte à des réflexions philosophiques présentées avec thèse et antithèse autour des thèmes déjà évoqués, mais aussi de quelques maximes souvent utilisées comme justification morale dans notre pauvre monde : “peut-on/doit-on sacrifier quelques individus pour en aider un plus grand nombre ?” et “si ce n’est pas moi, de toute façon quelqu’un d’autre le fera !" Le tout est bien structuré. Si le coté policier est un peu faible, il est néanmoins suffisant pour augmenter l’attrait de cette lecture. Dilip, un personnage secondaire, dont la personnalité alterne entre fou et philosophe permet encore d’en améliorer la portée. Je mettrais quand même un petit bémol sur la fin que j’aurais aimé voir plus développée.
s’il est dit que les papiers pour “extrader” les coupables proviennent de ce réseau pédophile, qu’en est-il de l’argent pour les installer en France ? et pour financer les tueurs qui vont décimer ce même réseau ?
 Quelques citations :
Même morte elle bénéficie de tant d’appuis locaux, nationaux et internationaux mouillés dans les intérêts périphériques à son association humanitaire que vous vous éviterez bien des ennuis à accepter une enveloppe plutôt que de courir après une vérité dont vous ne connaîtrez sans doute jamais toutes les facettes !

Vous êtes une Blanche et pour nous, un Blanc est quelqu’un avec qui on sait jamais sur quel pied danser. Un jour, il nous adore et le lendemain, il est capable de nous battre, de nous insulter, d’abuser de nous n’importe comment ou de nous foutre à la porte. Qu’on soit petit ou grand.

L’humanitaire ? C’est l’exportation de leur indigence, de leur solitude, de leur manque de courage à changer les choses chez eux, dans leur pays.
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