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Vents froids de Olivier Magnier
Date france :
2015.01.19
Editeur :
ISBN :
9782370112651

Vents froids

2015
4 h
D'après votre vitesse de lecture (15 000 mots à l'heure), il devrait vous falloir environ 4 h pour lire ce livre.

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Bolivie, Andes royales. Deux romans noirs, dans les règles, désenchantées, du genre. À La Paz, un chauffeur de taxi tente de changer son destin en revenant là où son braqueur a déposé une valise. Plus au sud, un paysan veut comprendre la mort de son fils, et se heurte à l’implacable dureté des hommes. Mais la noirceur est renforcée par le Vent froid de l’Altiplano. À plus de 3 500 mètres d’altitude, il s’étend du lac Titicaca jusqu’aux aires désertiques du salar d’Uyuni, plus grand désert de sel au monde. Sur les rives de sa blancheur, la misère noire de certains hommes que le vent andin transperce et emporte. La Paz, plus haute capitale du monde, est une ville où l’on monte et descend. La Ville aux pentes dévale au pied des monts, dans un cratère où règne le manque d’oxygène. Les vies y sont interchangeables comme des plaques d’immatriculation. Olivier Magnier ne verse dans aucune complaisance, il observe la violence et sa présence sans fard. Sans explications non plus. Peu importe les chemins qui y ont mené les êtres ou les peuples : quel que soit le décor du roman noir, cette écriture est faite de la noirceur des sociétés humaines. Sauf qu’en Amérique du Sud, ce n’est pas seulement la société qui empoisonne les veines des hommes, c’est aussi l’accumulation dans l’histoire de l’humiliation et de la misère. Et même si la Bolivie a récemment retrouvé une fierté, c’est au nom des déshérités d’hier, d’aujourd’hui ou de demain, ici ou ailleurs, que ces histoires se sont écrites. Pourtant, la poésie de l’auteur réchauffe le banal tissage de la fatalité où quelques êtres tentent de ne pas mourir, face à l’immense indifférence de la nature. L’aveuglante blancheur du salar et les rues de La Paz ne sont pas des cartes postales à touristes, elles portent la singularité autant que la banalité des sorts, où qu’ils adviennent. Voici deux récits, boliviens jusqu’au cœur des mots, dont on sait pourtant ce qu’ils ne sont surtout pas : des polars « exotiques ».

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Les commentaires :

 
A travers deux petites histoires “policières” l’auteur nous amène à découvrir la Bolivie de l’intérieur. La première histoire commence sur une action d’éclat, ensuite le rythme de la narration restitue une même indolence chez les personnages de ces deux épisodes boliviens. En toile de fond nous retrouvons de manière plus ou moins lointaine les trafics de drogues. Le premier récit nous permet de découvrir La Paz par les yeux d’un taxi à qui il va arriver de “drôles” d’aventures. Le début, rapide, permet une mise en place efficace des personnages et de la situation, ensuite le rythme prends des allures du “sud” pour une traque qui peut sembler aléatoire
et qui finira par réussir, même si l’on ne sait pas trop comment.
 La deuxième histoire plante le décor dans le salar d’Uyuni en Bolivie, l’un des plus grand du monde, sur le thème des passeurs, et, plus importants, sur la manière pour un père de faire le deuil de son fils en essayant de comprendre, et éventuellement de ne pas laisser ce crime impunis. Mais que peut-il comprendre à cette affaire dans un milieu fermé et corrompu et sans les connaissances nécessaires. Bref ces deux récits, courts et indépendants, m’ont permis de découvrir, loin des sentiers battus, une autre Bolivie. Ils m’ont aussi plongé dans une ambiance particulière et sombre, à défaut d’une intrigue policière. 
Les yeux encore éclairés par cette longueur de traîne que laissent les créatures aux accents de comète, au fond des pensées.
 
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