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Les Ignobles de Huguette Conilh
Date france :
2016.02.11
Editeur :
ISBN :
9782375210116

Les Ignobles

2016
5½ h
D'après votre vitesse de lecture (15 000 mots à l'heure), il devrait vous falloir environ 5½ h pour lire ce livre.

Temps restant en fonction de l'avancement :

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Ils sont les ignobles, victimes de leur différence, souffre-douleur des cours d’école, les proies de l’ignorance que l’intolérance met en marge de la société.
Pour échapper au tableau des opprobres, Camille a préféré couper les ponts avec sa famille. Jusqu’au jour où la mort de ses parents dans l’incendie de leur maison l’oblige à reprendre le chemin de la Vienne.
Il recueille alors son frère cadet, Mathis, un adolescent torturé par la culpabilité de n’avoir pu sauver ses parents.

Les commentaires :

Lorsque l’on m’a parlé de ce livre, je l’ai tout de suite accepté. Je n’avais pas lu le résumé et je n’avais pas observé la couverture. Une intuition me disait que je devais accepter, que je devais le lire car je n’en serais pas déçu. Cette prémonition était exacte car ce livre m’a fortement étonné et je n’ai pu m’empêcher d’être marqué et d’analyser ce roman.  Tout d’abord, ce livre permet une ouverture d’esprit sur les personnes que nous considérons en dehors de la normale, à l’extérieur des normes de la société, des ignobles comme on pourrait dire. A travers les différents protagonistes du livre, nous avons un point de vue différent sur ces victimes mais également sur les bourreaux. J’ai trouvé très intéressant de m’arrêter quelques minutes dans ma lecture et de réfléchir à la mise en scène de l’auteur. Il ne faut pas réfléchir longtemps pour observer qu’une partie de notre société est représentée dans ce livre. Cette ouverture d’esprit est donc engendrée par les personnages. Nous voyons d’abord leur haine devant tel ou tel groupe de personne et puis, après réflexion de leur part, ils se demandent si leur colère est vraiment justifiée ou si ce n’est qu’un simple prétexte pour palier à la différence. Par le biais de certains personnages, de certaines catégories de notre société qui commencent un long cheminement de métaréflexion, nous, lecteurs, remettons notre ouverture d’esprit en question et nous nous demandons si nous sommes assez ouverts devant les catégories des personnes différentes, si nous gardons pas certains préjugés venant colmater notre ouverture. L’histoire arrive à remettre nos jugements en question et après la lecture de ce récit, nous sommes chamboulés de la force que l’auteure a mise dans son récit pour essayer d’abolir nos préjugés.
Ensuite, la touche dramatique de l’histoire était très prenante. Cela apporte une touche de réalisme qui nous permet d’ancrer le récit dans la réalité et nous permettre d’y croire plus facilement. La tristesse est également un climat plus propice pour se remettre en question. Nous voyons, avec un peu de logique et de bon sens, que l’auteure n’a pas choisi cette touche par hasard, qu’elle y a réfléchie, qu’elle l’a travaillée dans le but de réussir son dessein, celui de nous faire partager une bonne histoire qui nous pousse à réfléchir. Grâce à ce drame, l’auteure nous invite également à analyser notre société. Derrière nos apparences parfois joyeuses, nous avons tous notre passé aux plus ou moins nombreux malheurs, nos problèmes quotidiens, nos peurs. Ainsi, nous sommes tous malheureux à notre manière que ce soit à cause de préjugés, d’un handicap, d’orientation sexuelle, de tendances politiques ou économiques, de choix professionnels. Nous sommes tous différents mais nous avons tous un point commun : le malheur. Et je pense que l’auteure nous invite, non à nous différencier avec certains critères, mais de nous rapprocher en parlant de notre malheur, en l’identifiant et en l’exprimant. Ce dramatisme, outre ce que j’ai déjà dit, donne également un certain attachement aux personnages et à leur histoire.
Pour terminer cette chronique penchée sur l’analyse, je tiens à parler de la diversité des thèmes abordés dans le récit tels que l’adolescence, l’homosexualité, la mort, le chagrin … sur lesquels nous réfléchissons. Vous allez vous dire que ça rejoint le premier argument mais nous, il y a des nuances assez importantes et vous verrez que la réflexion est tout autre. Dans mon premier argument, je parlais de métaréflexion, c’est-à-dire une réflexion sur soi-même, une remise en questions intérieure. Tandis qu’ici, je parle plus d’une réflexion sur le monde, donc sur l’extérieur. Connais-toi toi-même. Je ne sais pas si cette phrase vous dit quelque chose mais moi, bien. Cela veut dire qu’il faut d’abord se connaître soi-même avant de juger les autres. Ce livre nous a donc en premier lieu offert une réflexion sur nous-mêmes, pour apprendre à mieux nous connaître. En réfléchissant un peu plus, nous sommes maintenant aptes à se questionner sur les différents thèmes abordés dans l’histoire et d’avoir un jugement plus serein, plus nuancé mais également plus logique et moins agressif. Cela nous permet d’analyser les situations d’un nouvel œil, d’un œil plus expert, plus méthodique et moins aveugle. Je trouve ce travail fabuleux.  En conclusion, j’ai trouvé la lecture de ce livre très instructive, très enrichissante et je vous la recommande chaleureusement. 
Les lectures de Kevin
http://leslecturesdekevin.blogspot.be/
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