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Notes de Hiroshima de Kenzaburô Ôé
Date france :
1996
Editeur :

Notes de Hiroshima

1996
4 h
D'après votre vitesse de lecture (15 000 mots à l'heure), il devrait vous falloir environ 4 h pour lire ce livre.

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En août 1963, Kenzaburô Oé, alors brillant écrivain de vingt-huit ans, part à Hiroshima faire un reportage sur la neuvième Conférence mondiale contre les armes nucléaires. Indifférent à la politique politicienne, il est immédiatement sensible aux témoignages des oubliés du 6 août 1945, écartelés entre le « devoir de mémoire » et le « droit de se taire » : vieillards condamnés à la solitude, femmes défigurées, responsables de la presse locale et, surtout, médecins luttant contre le syndrome des atomisés, dont la rencontre allait bouleverser son oeuvre et sa vie. Dans leur héroïsme quotidien, leur refus de succomber à la tentation du suicide, Oé voit l’image même de la dignité. Quel sens donner à une vie détruite ? Qu’avons-nous retenu de la catastrophe nucléaire ? « À moins d’adopter l’attitude de celui qui ne veut rien voir, rien dire et rien entendre, demande-t-il, qui d’entre nous pourra donc en finir avec cette part de Hiroshima que nous portons en nous-mêmes ? » A aucune de ces questions, toujours d’actualité, Oé n’apporte de réponse. Il s’interroge, nous interroge. Ainsi confère-t-il à son « reportage » la dimension d’un traité d’humanisme d’une portée universelle.

Les commentaires :

 
Ces notes de voyages, d’interviews et de rencontres ont l’intérêt marqué de donner une voix internationale aux oubliés d’Hiroshima : les victimes, passées, présentes et futures. Plusieurs éléments montrent à quel point ces dernières sont passées au second plan pendant de trop longues années :
- les Etats-Unis ont décrété à tort et sans expérience en 1945 que toutes les morts qu’il devait y avoir suite à l’attaque nucléaire avaient eu lieu ;
- le monde s’est concentré sur la puissance de l’objet, son pouvoir d’annihilation et de dissuasion, pas sur ses retombées médicales au-delà de celles qui sont immédiates ;
- le nombre de victimes n’a jamais vraiment pu être déterminé correctement vu le nombre de morts qu’on ne savait vraiment attribuer ou non aux radiations, voire la non prise en compte de tous les suicides des victimes qui ont choisi de ne pas mourir à petit feu ;
- le gouvernement n’a pas su mettre en place/autoriser l’envoi de médecins dans des régions reculées comme Okinawa où de nombreuses victimes étaient rentrées après l’attaque et de nombreuses victimes sont restées sans traitement approprié ;
- le pays s’est plus ou moins muré dans un silence pendant dix ans avant même d’organiser des cérémonies du souvenir et des conférences pour mettre en place des aides financières et médicales aux victimes ;
- aucune réelle occasion n’a été donnée aux victimes de pouvoir vraiment s’exprimer, pour celles d’ailleurs qui le souhaitaient alors que beaucoup ne voulaient que passer à autre chose le plus vite possible...
Les destins terribles de nombreuses victimes sont abordés, des histoires sordides et tristes, amères et toujours fatales, développés dans le concept de dignité propre au pays, d’entraide et aussi un peu d’espoir.
En fond, ce livre est plus ou moins aussi un appel à l’abolition des armes nucléaires ou du moins à leur régulation, que réclament chaque année les victimes. La politique, encore une fois, fait beaucoup traîner les choses. On le voit dès le premier chapitre qui montre des partis politiques divers incapables de s’entendre sur de la rhétorique et du vocabulaire, laissant mariner sous un soleil de plomb des manifestants pacifiques qui veulent simplement qu’une chose pareille ne se reproduise jamais.
Doit-on d’ailleurs rappeler qu’il aura fallu attendre 1968, 23 ans après les faits, pour que la majorité des pays à l’exception d’Israël, de l’Inde, du Pakistan et du Soudan signent un traité de non-prolifération de l’arme nucléaire ? Et, encore pire, qu’il aura fallu attendre 2017 soit 72 ans, sept décennies !!, pour la signature par 70 pays (sur 194 !!) d’un traité qui interdit l’arme nucléaire mais ratifié pour l’instant que par 24 ? Sachant que les pays qui la détiennent n’ont même pas signé ce dernier traité d’ailleurs. Évidemment. “Je suis un pays qui a l’arme nucléaire, c’est pas bien, faut pas qu’elle prolifère ailleurs, mais je la garde, hein ??” Hypocrisie quand tu nous tiens, va...
Pour en revenir à nos moutons, si la cause est légitime, la parole donnée justice et le témoignage de l’atrocité toujours en cours nécessaire, Oé fait preuve de tellement de répétitions que c’en devient très vite lassant. On comprend très vite le courage, l’abnégation, la dignité (notion longuement développée) des victimes et de leurs médecins qui ne savent plus quoi faire ; on intègre très vite tous ces destins meurtris qui se ressemblent, les décisions de vie ou de mort, la tentative de continuer malgré la maladie, le handicap, la mort qui plane constamment au-dessus des têtes. Au bout d’un moment c’est tellement tout le temps la même chose, avec une succession de témoignages et d’hommages aux médecins que c’est plus possible. C’est en ça que cet ouvrage peut décevoir, car il relate plus qu’il n’analyse voire critique ouvertement et vertement. En fait, ça manque d’implication et d’opinions personnelles.
En bref, le message passe mais la forme aurait pu être améliorée.
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