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Contre l'espèce de Estelle Tharreau
Date france :
2024.05.2
Editeur :

Contre l'espèce

2024
7 h
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Temps restant en fonction de l'avancement :

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Le miracle écologique a eu lieu. Partout sur la planète, des recycleurs démontent l’ancien monde et la nature reprend ses droits. Seuls subsistent les hypercentres où chaque acte de la vie est piloté par huit plateformes numériques. Mais que se passe-t-il lorsqu’il ne reste plus rien à démonter et que les dirigeants de ces plateformes fomentent des projets génocidaires ? Quel destin attend John, le recycleur désabusé, Futhi, la jeune aveugle presciente, Olsen, le policier subversif, Ousmane, l’homme qui en sait trop, et Rosa, la ravisseuse du petit Willy ? Tous seront entraînés dans le tourbillon d’un monde s’écroulant dans un grand fracas d’octets.

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Les commentaires :

 
Il est difficile de présenter ce livre sans trop en raconter. Je vais essayer, mais j’ai de grandes chances d’échouer, ne m’en veuillez pas trop. La première difficulté survient si l’on souhaite associer ce livre à un genre littéraire. Il commence comme un livre post-apocalyptique avec de pauvres âmes qui errent dans des ruines. Très vite, Estelle Tharreau commence à nous expliquer comment le monde en est arrivé là, donc plutôt de l’anticipation, qui pour moi évolue rapidement vers de la prospective, en abordant notamment les prochains stades d’évolutions de l’humanité. Nous pourrions aussi y voir un essai sociétal romancé. Le genre va encore évoluer au fil des pages, mais je pense que vous en savez assez comme ça. J’ai dit que l’auteur “commençait” à nous expliquer l’évolution de notre présent vers cet état apocalyptique, car nous n’avons que des bribes auxquelles nous accrocher pour comprendre. Au fil de la narration, ces bribes vont progressivement s’épaissir et nous permettre de comprendre. Mais pas d’impatience, cela va être long, très long. J’en ai même ressenti un certain malaise couplé à une certaine perversité de vouloir en savoir plus. Ces deux sentiments sont évidemment liés au contexte de fin du monde qui, s’il fait ressortir quelques bons côtés de l’Homme, fournit quand même le terreau aux pires horreurs dont il est capable et qu’il s’est ingénié à démontrer et à améliorer tout au long de l’Histoire. Ce contexte et les bribes d’informations que nous recevons n’expliquent pas tout. Le malaise que j’ai ressenti venait aussi de l’origine de cette fin du monde. 
Au début, nous comprenons que notre société en est arrivée à ce stade à cause des États démissionnaires et des entreprises de la Tech, pour ne pas les nommer, avec trop de pouvoirs dans peu de mains et aucun contre-pouvoir, surtout si ces quelques mains s’associent. Puis, les raisons se dévoilant, nous comprenons que c’est pour la survie de l’espèce que ces dirigeants ont pris des mesures draconiennes, et enfin, nous comprenons…
 
De tout temps, de trop grands pouvoirs réunis dans les mains de trop peu d’hommes font le lit des idéologies meurtrières, des despotes déments et des fanatiques sanglants. L’éternité n’est pas ce qui est sans fin, mais ce qui est immuable.
 L’auteur alterne ses chapitres entre différents personnages et lieux, des émissions d’une radio pirate et des extraits de documents. Cela ne disperse pas du tout le récit, bien au contraire, cela apporte des éclairages différents et accroche davantage le lecteur, d’autant que progressivement les personnages vont se rassembler sur une zone assez restreinte. 
Ils voulaient tenter leur chance, seuls. Ils estimaient que le chacun pour soi offrait de meilleures garanties de s’en sortir. Ils se trompaient, mais
 Pour la prospective elle-même, l’auteur propose à travers ses personnages, des solutions à l’humanité qui foisonne et pille les ressources naturelles : rassembler la population dans des “hypercentres” et rendre le reste de la planète à la vie sauvage ; regrouper une partie de la population dans une Arche isolée ; miser sur l’Humain Augmenté ; ou sur une Humanité Virtuelle. Et ce bien entendu grâce à des actions brutales de quelques hommes tout-puissants. Une de ces actions est appelée le Big Bug dans le roman, même si elle n’est pas réellement un bug, car soigneusement planifiée. Mais dans notre réalité, il ne faut pas oublier que notre société, de plus en plus connectée et virtuelle, pourrait également souffrir d’événements naturels globaux, comme de fortes tempêtes solaires, et ce, avec des effets similaires. 
Le stade 8 arrive et nous allons tous expier notre ultraconnectivité, notre ultradépendance.
 Estelle Tharreau nous propose un roman fort, dur, qui dérange, et qui place le lecteur à la fois face à son avenir, mais aussi face à son histoire et à son évolution. Je pense que je le relirai pour bien percevoir certaines subtilités qui ont dû m’échapper. En tout cas un livre qui fait réfléchir grâce à des personnages forts et intéressants. Certaines situations peuvent sembler improbables, mais si nous analysons bien notre société actuelle et notre passé, je trouve que l’improbable ne semble pas l’être tant que ça. Et pour laisser à l’auteur le mot de la fin, particulièrement encourageant : 
sauver la Terre ne suffira pas si l’homme n’évolue pas. Tôt ou tard, il retombera dans ses erreurs passées.
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