2026-06-15 22:40
Je me faisais une joie de m’immerger dans le bassin d’Arcachon. Malheureusement, je n’ai fait que ricocher dessus, certes, jusqu’à l’île aux Oiseaux, mais je n’ai pas réussi à m’y envoler avec les innombrables oiseaux qui la peuplent. Le phrasé m’a légèrement alourdi les jambes. Quelques tournures manquaient de la fluidité nécessaire à me laisser m’envoler au-dessus du texte pour vivre cette aventure qui se passe dans le Bassin et non sur une île bretonne défiant les vagues du large. Je parle de Bretagne car certaines tournures m’évoquaient cette région, plus que le Bassin en tout cas. Et pourquoi s’obstiner à situer l’histoire dans le “village” sans le nommer ? Il y en a moins d’une demi-douzaine qui correspondent, autant le nommer et ancrer la narration. Les aller-retours temporels ne m’ont pas dérangé. Les chapitres étant datés, c’est assez simple de s’y retrouver. J’ai eu plus de mal avec les personnages : il m’a fallu atteindre le quart du livre pour commencer à me sentir à l’aise avec eux et comprendre leurs relations. Un dernier mot avant de conclure : l’enquête ! Certes le gendarme qui la dirige est du cru et connaît tout le monde, mais elle n’avance pas malgré ses grands discours sur le devoir et l’intégrité. Il semble tout le temps dépassé et ne rien maîtriser. Le dessein de l’auteur n’est pas clair : privilégier le personnage principal, ou mettre en exergue l’incompatibilité entre rigueur professionnelle et relations locales ? Ma conclusion sera aussi courte que la fin du livre, que j’aurais préféré un peu plus longue et plus détaillée. Cela m’aurait évité de devoir la relire deux fois pour être sûr de n’avoir rien manqué.