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Liste des livres

Souviens-toi du 5 novembre de Edouard Brasey
2014
Anonymous (1)
Edouard Brasey
Thriller
2 h
5 novembre 1605. Guy Fawkes, l’un des principaux membres de la conjuration des poudres, tente de faire sauter le palais de Westminster le jour de l’ouverture de la Chambre des Lords et de tuer le roi Jacques Ier.
1er novembre 2015. Le groupe puissant et informel Anonymous diffuse sur l’ensemble des chaînes télévisées du monde entier un message étrangement menaçant :
« Nous sommes les Anonymous.
« Nous sommes légion.
« Nous n’oublions pas.
« Nous ne pardonnons pas.
« Redoutez-nous.
« Souviens-toi du 5 novembre ! »
Ce message est accompagné du masque de Guy Fawkes, popularisé par la BD puis le film V pour Vendetta, derrière lequel se cachent les membres d’Anonymous, les Anons, pour dissimuler leur identité et manifester contre le système politico-économique et le Nouvel Ordre Mondial dans lesquels ils reconnaissent un nouveau Big Brother.
Le lieutenant Antoine Peretti, spécialisé dans les crimes rituels et religieux au sein de la brigade criminelle de Paris, se voit confier une mission délicate par un étrange émissaire étranger, membre d’une organisation secrète, avec l’aval de sa propre hiérarchie : infiltrer le groupe des Anonymous pour prévenir d’éventuels attentats susceptibles d’être commis contre les principaux symboles de la domination occidentales avant l’échéance du 5 novembre, date anniversaire de la conjuration des poudres au cours de laquelle les Anonymous du monde entier appellent à la révolution et la désobéissance civique.
Mais qui sont vraiment les Anonymous ? De dangereux terroristes voulant mettre le monde à feu et à sang ou des résistants cherchant à dénoncer un complot mondial d’une immense ampleur, organisé par des organisations de l’ombre ?
Antoine Peretti n’aura pas le temps de se poser la question. Il est plongé dans une course contre la montre et un jeu dont il ne connaît ni les règles ni les véritables meneurs. Un premier crime est commis, et une capitale européenne est menacée d’une terrible catastrophe le jour-même.
Il ne lui reste que quatre jours avant la date fatidique.
Le 5 novembre 2015.
Innocenti de Eric Descamps
2015
Eric Descamps
Thriller
5½ h
Imaginez un fléau aussi horrifique qu’Ebola.
Imaginez qu’il choisisse ses victimes. Paris, le 13 janvier 2013. Au cours de la “Manif pour tous”, six femmes s’écroulent, et meurent dans les minutes qui suivent, saignées à blanc. Hantée par l’idée d’un attentat politique, la police mène une enquête dans la plus grande discrétion. Rien ne relie les victimes les unes aux autres, si ce n’est que chacune est enceinte de son premier enfant.
Deux semaines plus tard, durant la manifestation en faveur du mariage pour tous, d’autres femmes meurent, laissant les enquêteurs sans la moindre piste.
 
 
Pukhtu Secundo de  DOA
2016
DOA
Policier
13 h
“Vous avez bonne mémoire.”
Montana acquiesce, songeur. Ce nom le hante depuis six ans. Après avoir atteint leur objectif, empêcher l’attaque et récupérer le puissant neurotoxique d’origine française dont les islamistes entendaient faire usage, le clandestin et l’infiltré, Robert Ramdane, se sont volatilisés. Un imprévu contrariant. Il avait en effet été décidé de rhabiller les deux hommes en ennemis de la République et de les tuer, pour leur faire endosser plus aisément la responsabilité d’une série de décès suspects, ceux des véritables intégristes, auxquels les journaux et les services de police commençaient à s’intéresser. “Où se cache-t-il ?” Le terme Pukhtu renvoie aux valeurs fondamentales du peuple pachtoune, l’honneur de soi – ghairat – et celui de sa famille, de sa tribu – izzat.
Dire d’un homme qu’il n’a pas de pukhtu est une injure mortelle.
DOA (Dead On Arrival) poursuit avec Pukhtu Secundo la fresque monumentale débutée dans Pukhtu Primo, exploration viscérale et sans concessions qui nous entraîne au “cœur des ténèbres”. À l’ère du Big Brother planétaire, il aime qu’on n’en sache pas trop sur lui.
L'homme nu de Marc Dugain
2016
Marc Dugain
Essai
3 h
On les appelle les Big Datas. Google, Apple, Facebook ou Amazon, ces géants du numérique, qui aspirent à travers Internet, smartphones et objets connectés, des milliards de données sur nos vies.
Derrière cet espionnage, dont on mesure chaque jour l’ampleur, on découvre qu’il existe un pacte secret scellé par les Big Datas avec l’appareil de renseignement le plus puissant de la planète. Cet accouplement entre les agences américaines et les conglomérats du numérique, est en train d’enfanter une entité d’un genre nouveau. Une puissance mutante, ensemencée par la mondialisation, qui ambitionne ni plus ni moins de reformater l’Humanité.
La prise de contrôle de nos existences s’opère au profit d’une nouvelle oligarchie mondiale. Pour les Big data, la démocratie est obsolète, tout comme ses valeurs universelles. C’est une nouvelle dictature qui nous menace. Une Big Mother bien plus terrifiante encore que Big Brother.
Si nous laissons faire nous serons demain des “hommes nus”, sans mémoire, programmés, sous surveillance. Il est temps d’agir.
 
 
MotherCloud de Rob Hart
2020
Rob Hart
Dystopie
8 h
Effrayant hommage à Ray Bradbury, Margaret Atwood ou George Orwell, MotherCloud nous entraîne dans un monde où le Big Business aurait supplanté Big Brother, un monde d’une perversion totale, pas si éloigné du nôtre. Ex-petit patron désormais ruiné, Paxton n’aurait jamais pensé devoir intégrer une unité MotherCloud, cette superstructure de l’e-commerce qui a dévoré la moitié de l’économie mondiale. Pourtant, dans une société n’ayant plus rien à offrir, comment peut-on refuser un job qui propose non seulement un salaire, mais aussi un toit et à manger ?
La jeune Zinnia non plus n’aurait jamais pensé rejoindre MotherCloud, mais sa mission est tout autre : une révolution est en marche dont elle est le bras armé. Devenir salariée n’est qu’un premier pas pour infiltrer le système, en percer les secrets. Le détruire.
Dans cet univers où tout est calculé, paramétré, surveillé, où l’humain disparaît au profit de la rentabilité, où l’individu n’est qu’un algorithme, Zinnia et Paxton réalisent bientôt qu’il est impossible de dévier. À moins d’être prêt à se sacrifier ?
Car derrière sa façade d’entreprise idéale, MotherCloud est une machine à broyer, impitoyable à l’égard de ceux qui oseraient se rebeller.
 
 
Le livre noir de la télévision de Michel Meyer
2006
Michel Meyer
Essai
10 h
Voici une dizaine d’années, un livre-enquête de Kieffer-Chamard, Le roman de TF1, avait décrit, avec succès, le paysage audiovisuel français à l’heure de la libération hertzienne et des privatisations de certaines chaînes. Le livre de Michel Meyer, bâti sur le même principe (enquête, portraits, récits) reprend cette enquête, l’actualise, sur une période (les dix dernières années) qui a vu le P.A.F. « exploser » et devenir le miroir fou de la société française. Ce livre pose la question suivante : comment est-on passé de la télé privée à la trash-télé ? Comment est-on passé de « La voix de la France » au « Temps de cerveau disponible » ? Pour répondre à ces questions, Michel Meyer entre dans les coulisses de ce cataclysme. Il est à Hilversum, dans l’antre de John de Mol, le patron de Endemol, cette matrice de tous les « Loft » et autres « Starac » ; il détaille les bras de fer entre Le Lay, Mougeotte, Tavernost, Baudis et consorts afin de régler « à l’amiable » le grand partage des mannes publicitaires ; il raconte l’histoire (souvent personnelle) des héros enrichis du P.A.F. (Nagui, Dechavanne, Arthur, Ardisson, Fogiel, Jean-Luc Delarue...). Il brasse avec lyrisme et précision la matière humaine et financière qui bout dans ce chaudron diabolique qu’est la télé d’aujourd’hui. Son titre, d’ailleurs, est une allusion directe au Meilleur des Mondes de Aldous Huxley, ce baptiseur de « Big Brother »... Sur le fond, Michel Meyer montre admirablement comment le désastre culturel de la télévision actuelle est le fruit d’un accouplement fatal : « en bas », une société atomisée et sans repères ; « en haut », des élites nihilistes. Entre les deux, un capitalisme fou, fou, fou pour lequel le pire a toujours une bonne valeur marchande...
 
 
Mortelle transparence de Denis Olivennes
2018
Denis Olivennes (et Mathias Chichportich)
Essai
2 h
La transparence devient totale. Nos déplacements, nos achats, nos goûts, nos maladies, nos échanges, nos conversations : rien n’y échappe.
Au bureau, des entreprises expérimentent des dispositifs enregistrant les conversations de leurs employés.
Une opération « suspecte » sur votre compte ? Votre banquier a l’obligation de vous dénoncer à une cellule anti-fraude. Vous souhaitez en parler à votre avocat ? Un juge d’instruction l’a peut-être placé sur écoute.
Pour un entretien d’embauche, une visite approfondie des réseaux sociaux - ah les photos sur Facebook ! - est devenu un préalable.
Bientôt notre ADN sera séquencé de manière à ce que nos maladies soient prévisibles : les médecins s’en félicitent, les assureurs se frottent les mains.
Quand, au diktat de la transparence, s’ajoutent les effets pervers du progrès technique, c’est toute notre vie qui bascule.
Peut-on encore inverser le cours des choses ? Sommes-nous condamnés à l’autodestruction de cette société de libertés que nous avons mis tant de siècles à constituer ?
Big Data : le nouveau visage de Big Brother ?
Denis Olivennes et Mathias Chichportich analysent cette marche forcée et inconsciente vers une société soumise aux injonctions souvent absurdes d’une prétendue modernité.
1984 de George Orwell
1950
George Orwell
SF
7 h
De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. Il y en avait un sur le mur d’en face. Big brother vous regarde, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de Winston... Au loin, un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche, dans un vol courbe. C’était une patrouille qui venait mettre le nez aux fenêtres des gens. Mais les patrouilles n’avaient pas d’importance. Seule comptait la Police de la Pensée.
1984 s’inspire d’un ouvrage de l’écrivain russe Ievgueni Zamiatine intitulé Nous autres et paru en 1920 ; lui aussi donne la description d’une contre-utopie totalitaire. Il emprunte aussi énormément à La Kallocaïn, dystopie de la suédoise Karyn Boyle, publié en 1940, qui pose le problème de confiance, de la délation et de la trahison des proches dans un régime totalitaire.
 
 
Addict de Jeanne Ryan
2013
Jeanne Ryan
Anticipation
12
5½ h
Vee, dix-sept ans, est sous l’étroite surveillance de ses parents depuis qu’ils l’ont retrouvée quelques mois auparavant endormie au volant de la voiture familiale, dans le garage, moteur allumé. Elle a beau plaider l’accident et non la tentative de suicide, elle n’a pas le droit de sortir sauf pour jouer son rôle de maquilleuse-costumière dans la production théâtrale du lycée. Un soir, elle décide de relever l’un des défis proposés par ADDICT, jeu trash de téléréalité diffusé sur le Net qui promet des cadeaux somptueux contre des paris toujours plus pervers. Mais voilà qu’elle est sélectionnée, à sa grande surprise. Pour se sentir enfin vivante, Vee va alors accepter des défis de plus en plus malsains... Jusqu’à quelle dose d’adrénaline pourra-t-elle survivre ?
 
 
Surveillance globale : Enquête sur les nouvelles formes de contrôle de Eric Sadin
2010
Eric Sadin
Essai
3½ h
Nous vivons dans un monde sous surveillance : plus personne n’oserait en douter.
Mais quelle forme prennent aujourd’hui les nouveaux dispositifs de contrôle et en quoi sont-ils différents des pratiques du siècle dernier ? Comment modifient-ils notre rapport au monde et aux autres ? Vont-ils jusqu’à menacer le droit à la vie privée ? Telles sont les questions abordées dans ce livre, qui reprend ainsi un débat ancien sous un jour totalement nouveau. Car il ne s’agit plus seulement d’assurer une surveillance ciblée pour déceler les comportements déviants et les punir, mais de prévenir toute dérive en instaurant un traçage permanent et généralisé.
Il ne s’agit plus d’observer l’espace public, mais de pénétrer les espaces privés pour accumuler des données sur chaque individu, considéré sinon comme un terroriste en puissance, du moins comme une cible marketing, ou un voisin à espionner. S’organise ainsi un scannage ininterrompu des actes et des désirs, abolissant la frontière entre surveillant et surveillé, entre monde physique et monde virtuel.
Au moyen de procédés que nous relayons ou alimentons à notre insu - vidéosurveillance, géolocalisation, bases de données, biométrie, puces RFID, logiciels d’analyse comportementale un Big Brother désincarné, dont nous sommes à la fois victimes et complices, opère désormais en chacun de nous. Mêlant l’enquête à la réflexion, cet essai explore avec une acuité remarquable les multiples enjeux de la surveillance contemporaine, et incite chacun à réagir face au danger d’une nouvelle servitude volontaire. 
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