NousLisons.fr

Liste des livres

Les nostalgériades de Fatiha Agag-Boudjahlat
2021
Fatiha Agag-Boudjahlat
Essai
1½ h
La combattante courageuse contre l’envoilement nous fait découvrir l’envers du décor. Une plongée comme jamais, vivante, empathique et critique dans l’univers des jeunes des banlieues, l’ordinaire des profs, le quotidien des filles partagés entre la réalité d’ici et l’irréalité de là-bas. Un plaidoyer républicain.
Nostalgie. Algérie. Jérémiades. C’est par ces trois mots, regroupés en Nostalgériades que s’ouvre le nouveau livre de Fatiha Agag-Boudjahlat, alternant l’essai politique et le récit autobiographique. Décrivant les naïves croyances des collégiens auxquels elle enseigne chaque jour (” Au bled, ça coûte rien “, " Seul Allah guérit “), et la difficulté qu’éprouvent les professeurs à enseigner la colonisation, la guerre d’Algérie ou la Shoah, la cofondatrice du mouvement Viv(r)e la République décrypte la condition féminine, en France comme dans les pays de culture musulmane. Rêvant d’un MeToo mondial, elle affirme dans sa splendide conclusion que si la condition féminine est un malheur, alors " il ne faut pas renoncer à ce malheur “. Sans langue de bois, sans naïveté et sans ressentiment, voici le nouvel essai flamboyant d’une femme puissante appelé à provoquer le débat.
 
 
De nos frères blessés de Joseph Andras
2016
Goncourt (1er Roman) 2016
Joseph Andras
Roman Histo
2½ h
Alger, 1956. Jeune ouvrier communiste anticolonialiste rallié au FLN, Fernand Iveton a déposé dans son usine une bombe qui n’a jamais explosée. Pour cet acte symbolique sans victime, il est exécuté le 11 février 1957, et restera dans l’Histoire comme le seul Européen guillotiné de la guerre d’Algérie. Ce roman brûlant d’admiration, tendu par la nécessité de la justice et cinglant comme une sentence, lui rend hommage.
Paris blues de Maurice Attia
2009
Maurice Attia
Policier
7½ h
1970 : Paco Martinez, le flic de Bab El Oued, traîne ses états d’âme et sa culpabilité entre Vincennes - son nouveau lieu d’affectation - et Paris, où il réside désormais. La rousse Irène, qui l’avait suivi depuis Alger, est restée à Aix-en-Provence, et elle lui manque plus souvent que prévu. Alors que Paco s’ennuie ferme dans sa nouvelle vie, son chef lui propose d’infiltrer la faculté de Vincennes, haut lieu du gauchisme, pour enquêter sur le meurtre d’un projectionniste de la section cinéma, tué par la piqûre d’une mygale. Il rencontre bientôt Virginie, une militante maoïste qui se charge de sa formation politique, mais aussi Isabelle d’Outremont, cavalière émérite, dont le père fut un proche de l’OAS... Après la guerre d’Algérie dans Alger la Noire, puis les événements de Mai 68 dans Pointe Rouge, Maurice Attia ressuscite avec verve et nonchalance le Paris du début des années 1970 : le milieu étudiant en pleine ébullition, la libération sexuelle, la disparition des Halles...
Pointe Rouge de Maurice Attia
2007
Maurice Attia
Policier
8 h
Cinq années se sont écoulées depuis la fin de la guerre d’Algérie, Irène et Paul ont reconstruit leur vie en métropole : elle à Aix-en-Provence et lui à Marseille, où il a retrouvé Khoupiguian l’Arménien. Fin décembre 1967, les deux hommes enquêtent sur la mort d’un petit dealer dans une cité étudiante. Coupable potentiel : un serrurier, militant trotskiste qui habitait chez la Fourmi, une fille un peu paumée, adoratrice du haschich et de Rosa Luxemburg. L’intervention d’un vieil Arménien, Michel Agopian, militant CGT, permettra de boucler rapidement l’enquête. Paco peut aller fêter le Nouvel An tandis que Khoupiguian découvre le grand amour... Mais, trois jours plus tard, le corps sans vie de Michel Agopian est retrouvé à son domicile, torturé et crucifié. Dans une chambre, épinglées au mur, des photos de la Fourmi... Dans le droit fil d’Alger la Noire, Maurice Attia, utilisant le mode du récit à quatre voix, lie destins individuels et grande histoire. A la fin de 1967, la France est en surchauffe, la jeunesse gronde. A Marseille, sur fond de guerre entre mafias, l’assassinat d’un militant gauchiste et la disparition d’une liste de noms peuvent laisser penser que le Service d’action civique prépare un coup.
Itinéraire d'un salaud ordinaire de Didier Daeninckx
2006
Didier Daeninckx
Littérature
5½ h
Clément Duprest, brillant étudiant en droit, intègre la police nationale en 1942. Contrairement à certains de ses collègues, Duprest ne “fait pas de politique” : il va se contenter de mettre au service de ses patrons son intelligence et son sens de l’observation. Au sein de la “brigade des propos alarmistes”, il est chargé de repérer et de neutraliser les individus hostiles à Vichy... Ainsi commence la longue carrière d’un fonctionnaire que certains diraient irréprochable. Duprest sera mêlé, au cours de sa vie, à nombre d’événements qui ont marqué la chronique. Didier Daeninckx, à travers les faits et gestes quotidiens d’un salaud tout à fait ordinaire, nous invite à revisiter quarante ans d’histoire française, depuis la rafle du Vél’ d’Hiv’ jusqu’à la candidature de Coluche à l’élection présidentielle de 1981 : Occupation, Libération, décolonisation, affaires politico-mafieuses, mouvements étudiants, grèves ouvrières, répression policière... Comme dans Meurtres pour mémoire, le savoir-faire du romancier s’appuie à la fois sur une analyse très fine des comportements humains et sur une multitude de détails véridiques, qui rendent captivante cette traversée du dernier demi-siècle.
 
 
Les généraux du crépuscule de Régine Deforges
2005
La Bicyclette bleue (9)
Régine Deforges
Littérature
5½ h
Léa et François Tavernier n’en finissent pas de se retrouver mêlés à des combats qui ne sont pas les leurs mais pour lesquels ils se mobilisent au nom de la liberté. Leur engagement met en péril leur amour, les porte à douter d’eux-mêmes et les expose à la mort. Dans les dernières années de la guerre d’Algérie, les voici confrontés aux malheurs du peuple algérien, au désarroi des pieds-noirs comme aux tueurs de l’OAS…
François, qui a la confiance du général de Gaulle, président de la République, lui fait part de ses inquiétudes quant à l’avenir de l’Algérie, face aux attentats perpétrés par l’OAS auxquels font écho ceux du FLN. Devant le drame que vivent les deux communautés, européenne et musulmane, une issue rapide doit être trouvée. Pourtant, n’est-il pas déjà trop tard ?
Les généraux du crépuscule peint de l’intérieur, du point de vue des hommes et des femmes qui les vécurent dans chacune des communautés, les derniers feux de la guerre d’Algérie. Au travers de ses personnages, des déchirements qui les meurtrirent, dans le portrait qu’elle trace d’une ville livrée au chaos, Régine Deforges ranime une dernière fois le monde singulier de cette Algérie française à jamais disparue…
 
 
Ils ont vécu dans l'Algérie en guerre de Raphaël Delpard
2012
Raphaël Delpard
Historique
4½ h
L’histoire officielle de la guerre d’Algérie s’est peu intéressée aux civils, français ou autochtones, leur préférant le récit des combats et les témoignages d’appelés. Ils furent pourtant les premières victimes du conflit. Comment ont-ils vécu au quotidien durant les huit années d’affrontements ? De quelle manière ont-ils réagi aux bombes et aux grenades du FLN ?
Raphaël Delpard s’est attaché à faire entendre la voix des anonymes, femmes et hommes, qui furent les grands sacrifiés de cette guerre et de sa mémoire. Il montre comment s’est dégradée la relation entre Européens et Algériens, cédant à la méfiance et à la peur. Comment le délitement de la société algérienne a entraîné les communautés dans un affrontement sournois, générateur de haine. Il donne la parole aux enfants de l’époque qui, accrochés à leur paradis, ne croient pas à la guerre, refusent l’inéluctable et tournent le dos au massacre dont ils sont parfois les témoins, jusque dans leur famille. Tandis que d’autres, face à la fin programmée de la présence européenne, s’engagent dans la lutte armée, imposant à leur tour un terrorisme de survie.
Témoignages inédits et archives jamais révélées mettent au jour les cicatrices toujours à vif d’une tragédie qui n’a pas encore livré tous ses secrets ni toutes ses souffrances.
Les Murs Blancs de Léa Domenach
2021
Léa Domenach (et Hugo Domenach)
Récit
4 h
« Personne ne soupçonne l’existence des Murs Blancs. Pourtant cette propriété a marqué l’histoire intellectuelle du XXème siècle. Elle a été aussi le lieu, où enfants, nous passions nos dimanche après-midi : la maison de nos grands-parents… Après la guerre, ce magnifique parc aux arbres centenaires niché dans le vieux Châtenay-Malabry, est choisi par le philosophe Emmanuel Mounier, pour y vivre en communauté avec les collaborateurs de la revue qu’il a fondé : Esprit. Quatre intellectuels, chrétiens de gauche et anciens résistants, comme lui, Henri-Irénée Marrou, Jean Baboulène, Paul Fraisse, Jean-Marie Domenach, le suivent avec leurs familles dans cette aventure. Ils sont bientôt rejoints par Paul Ricoeur. Pendant cinquante ans, les Murs Blancs sont le quartier général de leurs combats, dont la revue Esprit est le porte-voix : la guerre d’Algérie et la décolonisation, la lutte contre le totalitarisme communiste, la construction de l’Europe. Et bien sûr, Mai 68... Une vingtaine d’enfants, dont notre père, y sont élevés en collectivité. Malheureusement, les jalousies et les difficultés nourries par le quotidien de la vie en communauté y deviennent de plus en plus pesantes… Peut-être est-ce une des raisons pour lesquelles cette histoire est tombée dans l’oubli, et que personne n’avait pris la peine de nous la raconter jusqu’alors. Pourtant, beaucoup d’intellectuels, d’artistes et d’hommes politiques y ont fait leurs armes : Jacques Julliard, Jean Lebrun, Ivan Illich, Chris Marker, Jacques Delors et aussi… Emmanuel Macron. C’est grâce à leurs récits et confessions que nous avons pu renouer avec notre histoire : transformer un idéal difficile en récit familial et politique. » L. et H. Domenach
Le Chagrin de Lionel Duroy
2012
Lionel Duroy
Littérature
12 h
« À l’origine de ma venue au monde, de notre venue au monde à tous les onze, il y a l’amour que se sont déclaré nos parents. Toutes les souffrances qu’ils se sont infl igées par la suite, toutes les horreurs dont nous avons été les témoins, ne peuvent effacer les mots tendres qu’ils ont échangés durant l’hiver 1944. »
De l’Occupation jusqu’à nos jours en passant par la guerre d’Algérie et Mai 68, des avenues chics de Neuilly aux cités dortoirs de Rueil, Lionel Duroy retrace l’itinéraire chaotique d’un enfant, puis d’un homme, pris au piège d’une odyssée familiale désastreuse. Un roman poignant qui fouille les mentalités françaises des cinquante dernières années.
Chacal de Frederick Forsyth
1974
Frederick Forsyth
Thriller
8 h
Au début des années 60, en France, le président de la République, Charles de Gaulle, vient une nouvelle fois d’être victime d’une tentative d’assassinat. Malheureusement pour l’Organisation de l’Armée Secrète, cet attentat n’a pas porté ses fruits et ne présage rien de bon pour ses adhérents. L’O.A.S. est une organisation clandestine, composée principalement de militaires et de déçus de la guerre d’Algérie, qui persiste à refuser la décolonisation de ce pays. Après quelques mois de réflexion, les trois nouveaux chefs de l’O.A.S. décident de se réunir dans un hôtel à Vienne. Secrètement, ils engagent un tueur à gages professionnel pour tuer le président. Leur choix se porte sur le « Chacal », un anglais élégant, blond, intelligent et perfectionniste de surcroît. Inconnu des services de police et de sécurité français, il demande une énorme somme d’argent. Pendant plusieurs mois, il se prépare, fait confectionner une arme des plus complexe et se munit de plusieurs faux-papiers. Dans le camp adverse, les autorités policières savent que quelque chose se prépare. Ils découvrent même l’identité du tueur et déclenchent alors une chasse à l’homme mouvementée et haletante.
Le camp de Lodi : Algérie, 1954-1962 de Nathalie Funès
2012
Nathalie Funès
Historique
2½ h
Le village de Lodi, à une centaine de kilomètres au sud-ouest d’Alger, près de Médéa, porte le nom prestigieux du pont italien qui a permis aux troupes de Napoléon d’entrer victorieuses à Milan. Il incarne aussi un épisode occulté de l’histoire. C’est là, pendant la guerre d’Algérie, que des centaines de pieds-noirs, sympathisants de l’indépendance, ont été enfermés de façon arbitraire. Des années durant, ils ont croupi dans des baraques délabrées, entourées de barbelés, inspectées jour et nuit par une armée de gendarmes mobiles, loin des regards indiscrets et des grandes villes. Sans avoir été jugés ni même inculpés. Sur simple arrêté préfectoral, la « lettre de cachet » des années noires du conflit algérien.
Parmi la dizaine de « centres d’hébergement », qui sont nés après l’insurrection du 1er novembre 1954, Lodi occupe une place à part. C’est le camp des Français, le camp des pieds-noirs. Là se sont croisés des médecins, des architectes, des cheminots, des gaziers, des électriciens, des résistants de la Seconde Guerre mondiale, des anciens internés de Dachau? Mais aussi Albert Smadja, l’avocat de Fernand Iveton, seul Français du conflit guillotiné pour avoir tenté de faire sauter une bombe ; Georges Hadjadj, le dernier compagnon de cellule du professeur de mathématiques Maurice Audin, qui a « disparu » après une ultime séance de gégène ; ou encore Henri Alleg, l’auteur de La Question, arrivé à l’été 1957, après avoir été torturé des jours durant par les parachutistes. Et beaucoup d’autres encore.
L'Envoûtement de Max Gallo
2004
L'Empire (1)
Max Gallo
Roman Histo
5½ h
Ecrivain, journaliste, Alexandre Kerner a la cinquantaine dans les années 30. La France célèbre alors la puissance de son empire colonial qu’il connaît bien.
Des bords du Congo au Sahara, de Saigon à Alger, il l’a parcouru, a éprouvé comme tant d’autres cet « envoûtement » que provoque la découverte de l’Afrique et de l’Asie. Depuis, il ne cesse de dénoncer dans ses écrits les brutalités de la « possession » coloniale. Il est loin d’imaginer que la partie la plus dense et la plus douloureuse de sa vie ne fait que commencer. Epris d’une jeune Algérienne, il adopte un enfant africain : Anta Zerbo. Par le biais d’une ancienne maîtresse, Elisabeth Stein, il côtoie le milieu anticolonialiste et fait la connaissance de Malraux, Césaire, Senghor, ces jeunes intellectuels qui veulent secouer la tutelle coloniale, mettre « la négraille debout ». Emporté par les événements et la guerre – il a rejoint de Gaulle – , il assiste aux premiers troubles qui secouent le Constantinois en 1945, puis au chaos de Diên Biên Phu en mai 1954, et, en novembre de la même année, au début de la guerre d’Algérie.
Kerner est tour à tour témoin et acteur, jusqu’à ces jours sombres de juillet 1962 où il va retrouver Yasmina Khedda. Le couple qu’il forme avec elle va se déchirer au fil de ces années qui bouleverseront inéluctablement le destin de tous les personnages de ce grand roman du « désamour », – lequel se termine aujourd’hui car, entre la France et les peuples qu’elle a colonisés, c’est l’impossible oubli. Les passions ont été trop fortes. Et Max Gallo ne cache rien de leur violence, mais aussi des élans et de l’espoir qui les portent.
Voici la première saga romanesque qui raconte l’envoûtement, la possession, la désaffection qui ont fait naître et mourir l’Empire français. Dans cette tourmente héroïque et cruelle, L’Empire retrace les vies écartelées, mais si souvent généreuses, de ceux qui s’aimaient en s’opposant..
Le club des incorrigibles Optimistes de Jean-Michel Guenassia
2009
Goncourt (lycéens) 2009
Jean-Michel Guenassia
Littérature
13 h
Michel Marini avait douze ans en 1959. C’était l’époque du rock ’n’ roll et de la guerre d’Algérie. Lui, il était photographe amateur, lecteur compulsif et joueur de baby-foot au Balto de Denfert-Rochereau. Dans l’arrière-salle du bistrot, il a rencontré Igor, Léonid, Sacha, Imré et les autres. Ces hommes avaient passé le Rideau de Fer pour sauver leur peau. Ils avaient abandonné leurs amours, leur famille, trahi leurs idéaux, et tout ce qu’ils étaient. Ils s’étaient retrouvés à Paris dans ce club d’échecs d’arrière-salle que fréquentaient aussi Kessel et Sartre. Et ils étaient liés par un terrible secret que Michel finirait par découvrir. Cette rencontre bouleversa définitivement la vie du jeune garçon. Parce qu’ils étaient tous d’incorrigibles optimistes.
Portrait de génération, reconstitution minutieuse d’une époque, chronique douce-amère d’une adolescence : Jean-Michel Guenassia réussit un premier roman étonnant tant par l’ampleur du projet que par l’authenticité qui souffle sur ces pages.
Prix des lecteurs de Notre Temps 2010
 
 
Idiotie de Pierre Guyotat
2018
Médicis 2018
Pierre Guyotat
Littérature
4½ h
Cet “Idiotie” traite de mon entrée, jadis, dans l’âge adulte, entre ma dix-huitième et ma vingt-deuxième année, de 1958 à 1962. Ma recherche du corps féminin, mon rapport conflictuel à ce qu’on nomme le “réel”, ma tension de tous les instants vers l’Art et vers plus grand que l’humain, ma pulsion de rébellion permanente : contre le père pourtant tellement aimé, contre l’autorité militaire, en tant que conscrit puis soldat dans la guerre d’Algérie, arrêté, inculpé, interrogé, incarcéré puis muté en section disciplinaire.
Mes rébellions d’alors et leurs conséquences : fugue, faim, vol, remords, errances, coups et prisons militaires, manifestations corporelles de cette sorte de refus du réel imposé : on en trouvera ici des scènes marquantes.
Drames intimes, politiques, amitiés, camaraderies, cocasseries, tout y est vécu dans l’élan physique de la jeunesse. Dans le collectif.
Pierre Guyotat
Sergent-Pilote Gurvan de P.-J. Hérault
1987
Durée des équipages (1)
P.-J. Hérault
Anticipation
2½ h
« Gurvan inclina sèchement la commande de positionnement et les tuyères crachèrent.
Briscard Rouge 2, je viens d’encaisser... Propulseur éteint... Est-ce que quelqu’un peut me dire si je suis toujours poursuivi ? »
P.-J. Hérault est un écrivain français de science-fiction, de fiction, d’anticipation et d’espionnage.
Journaliste retraité aujourd’hui, il a commencé à écrire au début des années 1970 des romans d’espionnage aux éditions Fleuve noir avant de se tourner rapidement vers un genre littéraire qu’il qualifie lui-même de plus libre: la science-fiction.
Féru de pilotage depuis de nombreuses années, il écrit dans les années 1980 la trilogie des Gurvan.
Au total, il a écrit plus d’une trentaine de romans.
Profondément marqué par la guerre d’Algérie, il n’a de cesse dans la majorité de ses romans de démontrer l’inutilité des conflits armés et son aversion pour la violence. Paradoxalement, la plupart de ses héros sont d’anciens militaires qui n’hésitent pas à prendre des mesures expéditives pour pouvoir survivre.
P.-J. Hérault a reçu le Prix Cyrano 2005 pour l’ensemble de son œuvre dans le domaine de la science-fiction.
Il va venir de Marcus Malte
2011
Marcus Malte
Jeunesse
6
1 h
David vit dans une maison isolée, en pleine montagne, avec une vieille femme qui est sa seule famille, famille d’accueil, en fait, car David lui a été confié par la DASS. La plus grande crainte de l’adolescent est que les autorités compétentes se rendent compte que celle qu’il appelle «mamie» n’a plus toute sa tête, et qu’il soit séparé d’elle. Postée à sa fenêtre, la vieille femme attend depuis des années le retour de son fils, qu’elle n’a pas revu depuis son départ pour la guerre d’Algérie. Aussi, lorsqu’un homme blessé se présente à la porte, elle se persuade que son petit Bernard est enfin rentré… A qui David et la vieille femme ont-ils réellement affaire ?
 
 
François Mitterrand et la guerre d'Algérie de François Malye
2010
François Malye (et Benjamin Stora)
Historique
5 h
1er novembre 1954, l’Algérie s’embrase. En tant que ministre de l’Intérieur, François Mitterrand se retrouve au coeur de la tourmente. Pas question pour lui, ni d’ailleurs pour la majeure partie de la classe politique, d’envisager l’indépendance de ces départements français. Il tente en revanche d’imposer des réformes sociales. Devenu ministre de la Justice du gouvernement socialiste de Guy Mollet, il reste un homme d’ordre, fidèle à la politique répressive qui s’installe. La guillotine en devient une des armes. Quand François Mitterrand quitte la place Vendôme à la fin du mois de mai 1957, quarante-cinq condamnés à mort ont été guillotinés en seize mois. Comment celui qui, vingt-cinq ans plus tard, abolira la peine de mort peut-il accepter l’exécution des militants algériens ? Comment expliquer le silence autour de cet épisode noir de la carrière du futur président de la République ? Ce livre montre que François Mitterrand n’a pas été au rendez-vous de la décolonisation algérienne. Nourri de documents et de témoignages inédits, il est le fruit d’un long et méticuleux travail mené par un journaliste et un historien. Évoquant cette période plusieurs décennies plus tard, le président fera cet aveu : « J’ai commis au moins une faute dans ma vie, celle-là ».
L'ordre libertaire, La vie d'Albert Camus de Michel Onfray
2012
Michel Onfray
Philosophie
12 h
Pour mettre fin à une légende fabriquée de toutes pièces par Sartre et les siens, celle d’un Camus “philosophe pour classes terminales”, d’un homme de gauche tiède, d’un penseur des petits Blancs pendant la guerre d’Algérie, Michel Onfray nous invite à la rencontre d’une œuvre et d’un destin exceptionnels. Né à Alger, Albert Camus a appris la philosophie en même temps qu’il découvrait un monde auquel il est resté fidèle toute sa vie, celui des pauvres, des humiliés, des victimes. Celui de son père, ouvrier agricole mort à la guerre, celui de sa mère, femme de ménage morte aux mots mais modèle de vertu méditerranéenne : droiture, courage, sens de l’honneur, modestie, dignité. La vie philosophique d’Albert Camus, qui fut hédoniste, libertaire, anarchiste, anticolonialiste et viscéralement hostile à tous les totalitarismes, illustre de bout en bout cette morale solaire.
 
 
Combat pour l'âme de Germain Paris
2013
Commissaire Guillobert (1)
Germain Paris
Policier
7 h
La femme du célèbre ministre Boulin vient d’être assassinée ! Il n’en faut pas plus au commissaire Léon Guillobert et son adjoint Dumoulin pour s’emparer de l’affaire ! Ajoutez à cela le tueur en série parisien le plus recherché du moment, dont l’orchestration des crimes rappelle étrangement les techniques de torture utilisées lors de la guerre d’Algérie, et vous obtiendrez deux enquêtes aux incroyables rebondissements. Deux affaires n’ayant a priori aucun rapport. A priori seulement ! Car les liens du sang sont indissolubles et les vérités cachées refont toujours surface un jour. Léon Guillobert et son humour décalé nous font découvrir la dictature de l’Argentine des années 70 sous Videla et la guerre d’Algérie pour résoudre des meurtres qui sont bien actuels !
Apaise le temps de Michel Quint
2016
Michel Quint
Littérature
2 h
Une libraire, ça crée des dettes. D’argent parfois, bien sûr, mais surtout de coeur. Lorsqu’Yvonne meurt, les souvenirs affluent pour Abdel, un jeune professeur de Roubaix, hussard de la République. Il se revoit enfant entre les murailles de bouquins, avec une soif de lecture à avaler tout Balzac sans rien y comprendre. Il ne peut se résigner à ce que le lieu de vie disparaisse. De là à accepter la succession, il y a un sacré pas... que l’inconscient fait à l’aveuglette. Le voici bientôt en buttes aux problématiques économiques du métier. Mais aussi aux dangereuses archives photographiques de son aînée. En fouillant les cartons, c’est tout un pan de la guerre d’Algérie qui renaît, entre partisans du FLN, harkis et OAS. Quel rôle y a joué Saïd, habitué de la librairie aux allures de benêt ? Que cache Rosa, qui travaille au même lycée qu’Abdel ? Qu’en pense Zerouane, directeur de l’association “Relier” ? Les questions se multiplient. Elles sont politiques, mais aussi amoureuses... Comment notre héros va-t-il choisir entre Zita, fausse ingénue aux baisers chamallows, et sa collègue Rosa exubérante et passionnée ?
 
 
Comme une ombre de Michel Schneider
2010
Michel Schneider
Littérature
4½ h
« Il y a des histoires qui veulent être racontées. J’écris celle de mon frère comme en un miroir. Mais on ne sépare pas d’un miroir l’image qui s’y reflète. » Michel Schneider Comme une ombre, c’est l’histoire de deux frères, Michel et Bernard, de leur enfance, de leur rivalité secrète, de leur impossible amour. D’effrayantes symétries entre les objets, les noms, les guerres, les amours. Des images obsédantes : une piscine municipale au bord de la Seine, un dancing, une caserne à Blida, un été espagnol... Et la mystérieuse L.
Michel Schneider raconte ici l’enquête du narrateur sur les traces de son double perdu : la guerre d’Algérie et ses douleurs, la musique et ses consolations, les femmes partagées à commencer par la mère, le désir, la trahison. Il explore le plus intime et confie la difficulté de grandir privé de son ombre.
Cherchant les mots qu’il ne lui a pas dits, et qui lui auraient ouvert ses bras, le survivant adresse au frère disparu une lettre qui ne lui parviendra pas.
En vieillissant les hommes pleurent de Jean-Luc Seigle
2012
Jean-Luc Seigle
Littérature
3½ h
9 juillet 1961. Dès le lever du jour, il fait déjà une chaleur à crever. Albert est ouvrier chez Michelin. Suzanne coud ses robes elle-même. Gilles, leur cadet, se passionne pour un roman de Balzac. Ce jour-là, la télévision fait son entrée dans la famille Chassaing. Tous attendent de voir Henri, le fils aîné, dans le reportage sur la guerre d’Algérie diffusé le soir même. Pour Albert, c’est le monde qui bascule. Saura-t-il y trouver sa place ?
Réflexion sur la modernité et le passage à la société de consommation, En vieillissant les hommes pleurent jette un regard saisissant sur les années 1960, théâtre intime et silencieux d’un des plus grands bouleversements du siècle dernier.
Une si belle école de Christian Signol
2010
Christian Signol
Littérature
5 h
Devenir instituteur, c’était le rêve de nombreux enfants dans la France de l’immédiat après-guerre. Ornella, par exemple, a bataillé dur pour entrer à l’Ecole Normale, mais le succès était au bout de la route et l’a conduite vers son premier poste de maîtresse d’école à Ségalières, un village perdu des hauts plateaux du Lot, en octobre 1954. Là, elle se heurte à l’hostilité du maire, du curé et des habitants, qui ont besoin de leurs enfants dans les fermes. Un nouveau poste l’attend à Peyrignac, sur le causse, où elle va partager la classe avec Pierre, fils d’un châtelain de Cahors. Entre ces deux enseignants issus de milieux différents mais qui ne vivent que pour leur métier, c’est le coup de foudre que seule assombrira la guerre d’Algérie. Au fil des ans, au gré des réformes scolaires, ils poursuivront leur carrière avec la même passion jusqu’à ce qu’une décision ministérielle les transforme en “professeurs des écoles” en 1989. L’école d’antan, son odeur de craie et d’encre violette, ses instituteurs héritiers des hussards de la IIIe République, respectés de tous, exemplaires et dévoués, c’est ce que Christian Signol évoque avec beaucoup d’émotion et de vérité dans ce beau roman qui relate également un demi-siècle de l’histoire d’une société française, dont l’école symbolisait la réussite et l’espoir en l’avenir.
 
 
Baby-Boom de Jean Vautrin
1985
Jean Vautrin
Policier
4 h
Voilà revenus les personnages de Jean Vautrin. Cette fois, ils entreprennent la plus difficile des escalades: se hisser sur le toit du bonheur. Dès lors, comment ne pas aimer cette petite fille qui croit tuer les hommes rien qu’en les regardant? Qui sont ces Américains qui, à force de vouloir un enfant, acceptent de jouer avec un bébé de chiffon? Pourquoi Henri brûle-t-il tant de posséder “l’eau chaude” ? Qui est le pogo aux yeux rouges? Vers quel voyage au bout de l’exigence s’enfonce ce milliardaire qui traverse l’Orénoque pour aller vers son père? Où est le bonheur? Qu’est-ce que c’est? Faut-il manger des bonbons? Forniquer contre argent? Pisser dans une bouteille? Ou se faire photographier tous les jours de sa vie devant Constantinople ?
Jean Vautrin alias Jean Herman est né en 1933 en Lorraine. Venu à Paris pour commencer une licence de lettres, il est finalement entré à l’I.D.H.E.C.
Successivement lecteur de littérature française à l’Université de Bombay, dessinateur humoristique pour l’Illustrated Weekly et photographe, il devient l’assistant de Roberto Rossellini en Inde. Pendant la guerre d’Algérie, il est affecté au Service Cinéma des Armées. Démobilisé, il est assistant de Minnelli et de Rivette. Après une trentaine de courts métrages, il réalise son premier long-métrage: “Le dimanche de la vie”, d’après Raymond Queneau (prix Marilyn Monroe). Suivent six longs-métrages, dont “Adieu l’ami” avec Alain Delon et Charles Bronson. A partir de 1973, Jean Herman et Jean Vautrin coexistent. Le premier est scénariste-dialoguiste, l’autre, écrivain.
La vie ripolin de Jean Vautrin
2012
Jean Vautrin
Littérature
5 h
Que feriez-vous si votre enfant était atteint d’une maladie incurable? Vous tenteriez l’impossible, bien sûr. Avant de vous habituer à l’intolérable. Ou bien vous essayeriez d’oublier.
Charlie, lui, s’efforce de ne pas oublier. Simplement, il voudrait tout effacer, reprendre à zéro. Alors, il écrit le roman vrai de sa vie: il était une fois une maison.
Et, dans cette maison, une famille: Charlie et sa femme, Victoire (alias Samothrace), leurs trois enfants et leur chat. Charlie souffrait. A cause de Benjamin, le petit garçon autistique. Et de son propre père, mal aimé, mal traité. La nuit, Charlie s’évadait dans des rêves sucrés. Le jour, il partait au volant de sa voiture, n’importe où. Il voulait, disait-il, repeindre la vie aux couleurs naïves de l’arc-en-ciel.
Qui est Charlie? D’où vient-il? Les clés de cette histoire sont cachées dans le passé, un passé que Jean Vautrin fait revivre avec une puissance qui n’appartient qu’aux grands visionnaires. Transfigurées, l’Occupation, la guerre d’Algérie, les années 50 resurgissent comme autant de blessures où le tragique côtoie le burlesque. Jean Vautrin joue le tout pour le tout dans ce roman autobiographique qui mêle le scintillement du rêve et les éclats brisés de la réalité dans un éternel présent.
Les Histoires de Franz de Martin Winckler
2017
Martin Winckler
Littérature
8 h
Tilliers, petite ville de France, à la fin des années soixante.
Dans la famille Farkas, Claire (la mère) soutient et transmet, Luciane (la fille) se révolte et s’émancipe ; Abraham (le père) écoute et soigne ; Franz (le fils) observe et (s’) écrit. Ensemble et séparément, ils vivent et racontent les séquelles de la guerre d’Algérie et les conséquences de mai 68 ; la cause des femmes et les silences des hommes ; l’acné juvénile et les cicatrices du colonialisme ; les mélodies des Beatles et les maladies d’amour.
Oran, 5 juillet 1962 de Guillaume Zeller
2015
Guillaume Zeller
Historique
3½ h
Le 5 juillet 1962, l’Algérie devient officiellement indépendante. Ce jour-là, à Oran, un massacre, expéditif, fulgurant même, a lieu. Pendant plusieurs heures, des Européens sont pourchassés à travers la ville par des soldats algériens et des civils en armes. Les forces de l’ordre françaises, fortes de 18 000 hommes, restent consignées dans leurs casernes, obéissant aux ordres du général Katz. Assassinats et enlèvements : près de 700 Européens sont victimes des tueurs. Les morts musulmans, victimes d’une épuration aussi sauvage que hâtive, n’ont jamais été décomptés avec rigueur.
S’appuyant sur une somme considérable de documents et de témoignages, Guillaume Zeller remet en perspective ce drame oublié qui permet de comprendre ce que fut la guerre d’Algérie dans sa complexité.
27 livres correspondent à votre recherche sur NousLisons.fr
(Rappel de vos critères : tag contient guerre d'algérie)