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Liste des livres

Les cercueils de zinc de Svetlana Alexievitch
2014
Svetlana Alexievitch
Historique
7 h
Svetlana Alexievitch a osé violer en 1990 un des derniers tabous de l’ex-URSS : elle a démoli le mythe de la guerre d’Afghanistan, des guerriers libérateurs, celui du soldat soviétique que la télévision montrait en train de planter des pommiers dans les villages alors qu’en réalité, il lançait des grenades dans les maisons d’argile où les femmes et les enfants étaient venus chercher refuge. L’Union soviétique était alors un État militariste, camouflé en pays ordinaire et il était dangereux de faire glisser la bâche kaki recouvrant les fondations de granit de cet État. Elle privait les jeunes gars revenus de la guerre de leur auréole d’héroïsme : ces garçons avaient perdu leurs amis, leurs illusions, leur sommeil, ils étaient devenus incapables de se refaire une vie et sont devenus aux yeux de leur entourage, et cela dès le premier extrait paru dans la presse, des violeurs, des assassins et des brutes. Née en Biélorussie en 1947, Svetlana Alexievitch a commencé sa carrière d’écrivain par deux livres d’enquêtes et de témoignages sur la Seconde Guerre mondiale, La guerre n’aura pas un visage de femme (1985) et Le Témoin. Son troisième livre, Les Cercueils de zinc, a provoqué un véritable scandale dans son pays. Certains de ses ouvrages restent toujours interdits dans son pays d’origine et Svetlana Alexievitch s’est vue contrainte à s’exiler d’abord en France puis en Suède où elle réside actuellement.
Dans le silence enterré de Tove Alsterdal
2015
Tove Alsterdal
Policier
8 h
Katrine Hedstrand, journaliste, vit à Londres. Lorsqu’elle est rappelée à Stockholm au chevet de sa mère qui n’a plus toute sa raison, elle découvre dans les papiers personnels de celle-ci les courriers insistants d’une agence immobilière qui propose des sommes considérables pour une maison située au nord de la Suède, à la frontière avec la Finlande. Katrine, qui n’a jamais entendu parler de cette maison et ne connaît même pas la région natale de sa mère, décide de partir pour Kivikangas. Elle arrive dans une communauté bouleversée par un crime terrible : Lars-Erik Svanberg, un homme âgé qui vit seul depuis des années, a été retrouvé mort, la tête fendue en deux à la hache. Or, Katrine ne va pas tarder à soupçonner que Svanberg en savait long sur l’histoire de Kivikangas et qu’il aurait pu lui apprendre beaucoup sur les jeunes années de sa propre grand-mère, dans une époque bouleversée par la révolution soviétique à laquelle certains, en Suède comme ailleurs, ont cru si passionnément qu’ils ont tout abandonné pour elle. Au point où les vies intimes rencontrent les événements les plus tragiques de l’Histoire, Tove Alsterdal tisse un roman qui est tout ensemble un récit des années 1930 et le portrait de cette contrée de neige et de glace où les destins d’une poignée de jeunes gens idéalistes se sont séparés à jamais. Dans la maison délabrée de sa grand-mère, Katrine va trouver non seulement des souvenirs mais des désirs encore assez palpables pour lui faire traverser, à son tour, les frontières et le temps.
Une femme à Berlin de  Anonyme
2006
Anonyme
Récit
6½ h
La jeune Berlinoise qui a rédigé ce journal, du 20 avril 1945 - les Soviétiques sont aux portes - jusqu’au 22 juin, a voulu rester anonyme, lors de la première publication du livre en 1951, et après. A la lecture de son témoignage, on comprend pourquoi.
Sur un ton d’objectivité presque froide, ou alors sarcastique, toujours précis, parfois poignant, parfois comique, c’est la vie quotidienne dans un immeuble quasi en ruine, habité par des femmes de tout âge, des hommes qui se cachent : vie misérable, dans la peur, le froid, la saleté et la faim, scandée par les bombardements d’abord, sous une occupation brutale ensuite.
S’ajoutent alors les viols, la honte, la banalisation de l’effroi.
C’est la véracité sans fard et sans phases qui fait la valeur de ce récit terrible, c’est aussi la lucidité du regard porté sur un Berlin tétanisé par la défaite. Et la plume de l’auteur anonyme rend admirablement ce mélange de dignité, de cynisme et d’humour qui lui a permis, sans doute, de survivre.
Famine rouge de Anne Applebaum
2019
Anne Applebaum
Historique
11 h
La famine meurtrière qui frappa l’Ukraine au début des années 30 reste un des chapitres les moins explorés de l’Histoire soviétique. Anne Applebaum répare enfin cette injustice par un livre qui fera date. Elle impressionne par la somme des connaissances rassemblées et commentées  sur ce qui fut une véritable extermination de tout un peuple organisée par le Parti communiste soviétique sous Staline, mais aussi par son talent d’écrivain. Son récit des faits débute par l’histoire de la révolution ukrainienne en 1917 et celle du mouvement national qui en est issu, puis se poursuit par les premières décisions du Politburo sur la politique agricole à mener dans cette province si fertile de l’Union Soviétique jusqu’à la persécution systématique de l’élite ukrainienne. Le tableau brossé par Applebaum nous plonge de manière inédite dans les horreurs de la répression menée par le régime stalinien. Car cette famine «  organisée  » fit plus de 5 millions de victimes - dont 3.9 millions d’Ukrainiens, et l’héritage de cette mémoire que l’URSS a tenté d’éradiquer joue évidemment un rôle considérable dans les relations russo-ukrainiennes au temps présent.
Famine rouge s’impose par sa documentation incontestable, sa hauteur de vue et les perspectives qu’il dégage, c’est aussi un livre nécessaire pour comprendre un épisode tragique de l’Histoire du XXème siècle autant que la réalité politique actuelle de cette région du monde.
 
 
Goulag : une histoire de Anne Applebaum
2005
Anne Applebaum
Essai
18 h
On associe traditionnellement le terme de « camp de concentration » à l’Allemagne nazie ; la mémoire historique en Occident semble avoir oublié que des camps semblables, les « kontslager », apparurent en Russie dès 1918, lorsque au lendemain de la Révolution, Lénine et Trotski organisèrent la répression contre les « ennemis du peuple ». Dès lors, le phénomène du Goulag ne cessa de s’amplifier pour devenir, dès avant Staline, la première administration de l’Union soviétique, et ne disparut qu’à la chute du régime en 1989. Il fit près de 20 millions de victimes. Si Soljenitsyne, avec L’Archipel du goulag, en a donné un inoubliable témoignage littéraire, aucun historien jusqu’à présent n’avait entrepris de faire la synthèse historique de l’univers concentrationnaire propre au régime soviétique. C’est ce qu’a fait Anne Applebaum, en puisant dans une masse prodigieuse et jusqu’ici largement inexplorée d’archives, de témoignages, de mémoires et d’interviews de survivants. Goulag retrace l’origine des camps, leur essor sur tout le territoire soviétique, des Solovki à la Kolyma, puis leur déclin progressif. À cette analyse historique, géographique et économique du système s’ajoute, pour la première fois, une étude sociologique minutieuse de la vie quotidienne des millions de « zeks » emprisonnés : l’absurdité des arrestations, la cadence infernale des travaux, la terreur, les violences inouïes et la mort, omniprésentes, les effroyables conditions d’hygiène et de subsistance, mais aussi les stratégies de survie, les tentatives d’évasion, et l’espoir et la solidarité qui, en dépit de tout, subsistent... Cet ouvrage est une étude historique à la fois passionnante et d’une importance capitale, un recueil bouleversant de témoignages essentiels à la compréhension d’un phénomène trop longtemps ignoré.
J'ai quinze ans et je ne veux pas mourir de Christine Arnothy
1984
Christine Arnothy
Littérature
5½ h
La Seconde Guerre mondiale ravage le continent européen. En 1944-1945, les Allemands occupent Budapest et veulent gagner leur ultime bataille contre les Russes dans la ville martyre bombardée jour et nuit. Il faut survivre sous les décombres.
Christine Arnothy se réfugie avec ses parents dans la cave d’un immeuble au bord du Danube. Écrivant à la lumière d’une bougie, elle raconte les événements quotidiens, évoque la faim et la soif. Pour aller chercher de l’eau avec son père, elle doit enjamber les cadavres dans les rues.
Après deux mois de siège, la ville, comme toute la Hongrie, est occupée par les Soviétiques. Choisissant la liberté, Christine et ses parents franchissent à pied la frontière austro-hongroise et aboutissent dans un camp de réfugiés en Autriche.
La vocation d’écrivain de cette adolescente s’est révélée face à la mort. Ce journal de guerre et sa suite, Il n’est pas si facile de vivre, sont lus dans le monde entier.
 
 
Le voyage fantastique de Isaac Asimov
1966
Isaac Asimov
Techno-Thriller
4½ h
Alors que la guerre froide fait rage entre les deux superpuissances, les Américains pensent marquer un point décisif en exfiltrant Jan Benes, un savant soviétique qui détient des informations capitales sur la technique convoitée de la miniaturisation. Mais leurs opposants n’entendent pas en rester là et Benes, victime d’un attentat, se retrouve aux portes de la mort, Pour le sauver, il n’existe qu’une seule solution : opérer le cerveau du savant de l’intérieur. Cinq aventuriers d’un nouveau genre vont alors vivre un voyage fantastique au sein du plus extraordinaire des sites, le corps humain, dans une lutte contre le temps qui va bientôt se doubler d’une enquête infernale : il semblerait qu’une taupe de l’autre camp se soit invitée parmi eux...
 
 
Stalingrad de Anthony Beevor
2014
Anthony Beevor
Historique
10 h
Stalingrad est sans doute le tournant capital de la Seconde Guerre mondiale. Sa chute aurait livré à Hitler les pétroles du Caucase. Et quel symbole que de prendre la ville qui portait le nom du «petit père des peuples»... De ces enjeux résulte. un des plus gigantesques - et des plus atroces - affrontements militaires de l’Histoire. La Wehrmacht en ressortit brisée ; l’Armée rouge y forgea la légende d’un comrnunisme libérateur. Pour conter cette épopée, où l’héroïsme et la barbarie se côtoient à chaque page, l’historien britannique Antony Beevor a pu accéder, le premier, aux archives soviétiques, jalousement tenues secrètes jusqu’à la chute du régime, qu’il a confrontées aux archives allemandes ainsi qu’à d’innombrables témoignages. Opérations militaires, relations entre les hauts gradés et le pouvoir politique, souffrances quotidiennes des combattants des deux bords et des civils : à tous les niveaux, ce récit rigoureux et inspiré apporte des révélations et des éclairages nouveaux. Il nous fait revivre au jour le jour une bataille ou se joua le sort du monde.
 
 
D-Day et la bataille de Normandie de Antony Beevor
2009
Antony Beevor
Historique
15 h
Le Débarquement allié en Normandie le 6 juin 1944 fut un épisode sanglant et glorieux qui passe à juste titre pour un des trois ou quatre grands tournants de la Seconde Guerre Mondiale. A telle enseigne que dans l’esprit de beaucoup de gens le reste de la guerre ne fut qu’une formalité. Or il n’en est rien. Si le Débarquement fut un moment paroxystique, la bataille qui s’ensuivit, connue sous le nom de bataille de Normandie, fut autrement plus longue, difficile, et émaillée d’atrocités. Antony Beevor révèle, pour la première fois, à quel point le désordre, l’improvisation, les erreurs stratégiques et tactiques ont failli coûter leur victoire aux Alliés. Seule leur écrasante supériorité aérienne leur permit de l’emporter - mais à quel prix, notamment en vies civiles françaises et en morts accidentelles dans leurs propres rangs ! D-Day et la Bataille de Normandie est le premier livre d’« historical narrative » à l’anglo-saxonne sur ces trois mois de guerre totale publié en France depuis Le jour le plus long, de Cornelius Ryan, qui date de 1959. Antony Beevor a pu consulter les archives rendues publiques aux Etats-Unis et Angleterre en vertu des délais de prescription, mais aussi à Moscou où se trouvent nombre de documents allemands saisis par les Soviétiques après la chute de Berlin. C’est donc à une reconstitution entièrement nouvelle et à rebours des mythes dominants qu’il nous convie, en maniant comme personne le « zoom », tantôt au plus près de l’action sur le terrain pour montrer, tantôt en altitude pour expliquer.
 
 
La guerre d'Espagne de Antony Beevor
2006
Antony Beevor
Historique
14 h
Plus de soixante-dix ans après le soulèvement militaire contre la République qui marqua le début de la guerre d’Espagne, Antony Beevor réussit un véritable tour de force en nous proposant, sur ce sujet encore brûlant, un livre capital. La terreur rouge, la terreur blanche, les règlements de comptes dans chaque camp, les interventions étrangères, intéressées (les Soviétiques et les nazis) et désintéressées (les Brigades internationales) sont racontés ici avec rigueur et objectivité, à la lumière, notamment, d’archives soviétiques et allemandes récemment et brièvement rendues accessibles, et qu’a consultées l’auteur à Moscou. Ce livre fondamental éclaire bien des zones d’ombre d’une guerre particulièrement cruelle qui devait sonner le glas des espérances et montrer le vrai visage des totalitarismes prêts à se déchaîner en Europe.
 
 
La mort d'Hitler de Jean-Christophe Brisard
2018
Jean-Christophe Brisard
Historique
6½ h
Le 8 mai 1945, les nazis capitulent. Hitler s’est suicidé une semaine plus tôt, dans son bunker berlinois. Les Alliés et les Soviétiques fêtent ensemble la victoire. Voilà pour la version connue. En réalité, dès le 1er mai, Staline ordonnait à ses services d’enquêter sur la mort du Führer et de récupérer son corps. Cherchait-il une pièce à conviction ou un trophée de guerre prouvant au monde entier que son pays avait vaincu Hitler ?
Après deux ans d’interminables négociations auprès des autorités russes, Jean-Christophe Brisard et Lana Parshina ont pu accéder aux dossiers confidentiels concernant l’incroyable traque du corps d’Hitler par les espions soviétiques, ainsi qu’aux interrogatoires des témoins des derniers jours du Führer. Surtout, Moscou a accepté de leur présenter des restes humains : un morceau de crâne avec un impact de balle et une mâchoire. Pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les auteurs ont obtenu l’autorisation d’effectuer des examens scientifiques sur ces ossements. Le Kremlin prétend qu’ils appartiennent à Hitler. Qu’en est-il vraiment ?
Cette enquête fascinante, digne d’un roman d’espionnage, met un point final aux ultimes questionnements sur la mort d’Hitler.
 
 
Limonov de Emmanuel Carrère
2011
Renaudot 2011
Emmanuel Carrère
Littérature
8 h
« Limonov n’est pas un personnage de fiction. Il existe. Je le connais. Il a été voyou en Ukraine ; idole de l’underground soviétique sous Brejnev ; clochard, puis valet de chambre d’un milliardaire à Manhattan ; écrivain branché à Paris ; soldat perdu dans les guerres des Balkans ; et maintenant, dans l’immense bordel de l’après communisme en Russie, vieux chef charismatique d’un parti de jeunes desperados. Lui-même se voit comme un héros, on peut le considérer comme un salaud : je suspends pour ma part mon jugement. C’est une vie dangereuse, ambiguë : un vrai roman d’aventures. C’est aussi, je crois, une vie qui raconte quelque chose. Pas seulement sur lui, Limonov, pas seulement sur la Russie, mais sur notre histoire à tous depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale ».
 
 
La toile d'araignée de Agatha Christie
2001
Agatha Christie
Policier
3 h
Clarissa s’est mariée avec Henry Hailshaw-Brown qui travaille au ministère des Affaire étrangères. Le couple habite une demeure de style à la campagne, mais la jeune femme s’y ennuie un peu. Aussi adore-t-elle recevoir quelques amis dont son tuteur Sir Rowland Delahaye, le vieux juge de paix Hugo Birch, ainsi que Jeremy Warrender, qui ne rate jamais une occasion pour tenter de la séduire. Pippa, la fille de Henry, née d’un premier mariage, rentre de l’école.
Elle refuse de vivre chez sa mère toxicomane qui s’est remariée avec le louche Oliver Costello. Pendant que ses invités jouent au golf, Clarissa se retrouve nez à nez avec Costello venu réclamer, menaces à l’appui, la garde de Pippa, avant d’être éconduit. Puis c’est Henry qui annonce l’arrivée prochaine d’une personnalité soviétique et du Premier ministre britannique. Alors qu’elle prépare quelques sandwiches, Clarissa découvre dans le salon le cadavre de Costello.
Affolée, elle appelle ses amis pour cacher le corps tandis que deux policiers, alertés par téléphone, sonnent à la porte…
Tempête rouge de Tom Clancy
1987
Tom Clancy
Techno-Thriller
17 h
Tom Clancy était déjà l’auteur de l’éblouissante odyssée-cavale à l’Ouest d’un sous-marin soviétique (Octobre rouge), si documentée qu’elle avait été éditée par l’Académie navale américaine d’Annapolis. Il récidive avec un roman-fleuve à mi-chemin du jeu guerrier, cher aux stratèges et aux surdoués de l’informatique, et du grand roman de guerre. L’invention géniale du livre, c’est la maskirovka, savant coup de bluff destiné à égarer les Occidentaux ?
 
 
Red Rabbit I de Tom Clancy
2002
Jack Ryan (3)
Tom Clancy
Espionnage
8½ h
Bien avant de devenir président des Etats-Unis, Jack Ryan était un jeune analyste de la CIA. L’une de ses premières missions fut d’élucider les propos étonnants d’un transfuge soviétique qui prétendait qu’en URSS des officiels de haut rang projetaient d’assassiner le pape. Ryan fut chargé de vérifier la véracité du complot puis de se battre pour déjouer l’attentat. Car ce n’était pas seulement la vie du pape qui était en jeu, mais tout l’équilibre du monde occidental.
 
 
Red Rabbit II de Tom Clancy
2002
Jack Ryan (3)
Tom Clancy
Espionnage
8 h
Tom Clancy retrouve le Jack Ryan du début. Un grand roman d’espionnage sur l’impitoyable guerre des services secrets et ses enjeux géopolitiques. Bien avant de devenir président des Etats-Unis, Jack Ryan était un jeune analyste de la CIA. L’une de ses premières missions élucider les propos étonnants d’un transfuge soviétique qui prétend qu’en URSS, des officiels de faut rang projetteraient d’assassiner le pape. A Ryan de vérifier la véracité du complot avant de se battre pour déjouer l’attentat. Car ce n’est pas seulement la vie du pape qui est en jeu mais l’équilibre du monde occidental.
 
 
A la poursuite d'Octobre rouge de Tom Clancy
1984
Jack Ryan (4)
Tom Clancy
Espionnage
12 h
A la poursuite d’Octobre rouge ou la découverte du thriller technologique : l’histoire de la désertion d’Octobre rouge, sous-marin soviétique ultra-sophistiqué, traqué par la flotte soviétique et poursuivi par l’armada américaine, est en France une révélation de l’univers Clancy, de ses remarquables connaissances techniques et militaires, de son sens du détail vrai, de la puissance de ses intrigues : un genre unique est né.
 
 
Cyclope de Clive Cussler
1987
Dirk Pitt (8)
Clive Cussler
Thriller
10 h
Cyclope, c’est la nouvelle aventure de Dirk Pitt, l’agent secret aux yeux verts... Comme d’habitude, tout y débute par hasard, quand Dirk découvre des cadavres dans un antique dirigeable. D’où viennent-ils ? C’est une longue histoire... En vérité, Dirk lui-même ignore que son enquête va le conduire vers un secret lourd de conséquences : il existerait, sur la face cachée de la Lune, une base où Américains et Soviétiques se livrent une guerre impitoyable afin de contrôler l’espace... Dans le même temps, Dirk Pitt s’avise que le Kremlin est en train de préparer, dans une île des Caraïbes, une intervention armée à Cuba. Saura-t-il déjouer les plans de ceux qui, à l’insu du président des Etats-Unis, préparent la « guerre des étoiles » ? La réponse se trouve peut-être au fond des mers, là où gît l’épave du Cyclope, ce vieux charbonnier qui a sombré dans d’étranges circonstances, en 1918...
 
 
Souvenirs culinaires d'une enfance heureuse de Alice Danchokh
2018
Alice Danchokh
Littérature étrangère
3½ h
Joyeux et attachants, ces Souvenirs culinaires d’une enfance heureuse évoquent avec tendresse et poésie la vie quotidienne d’un pays qui n’existe plus.
En se remémorant son enfance soviétique, Alice Danchokh brosse avec grâce et douceur le portrait d’une époque, dont le lecteur français ne sait rien. L’action se déroule dans les années soixante, au sein une famille de l’intelligentsia moscovite. L’évocation du quotidien de cette famille constitue le coeur du récit. Pour nous, l’URSS se résume aux privations, à la répression et au goulag. Or ce livre respire la joie de vivre, l’affection et la culture. Les plaisirs culinaires ajoutent au charme indéniable du texte, dont la lecture réjouit tout en faisant réfléchir.
Massoud l'Afghan de Christophe de Ponfilly
2013
Christophe de Ponfilly
Bio
6½ h
« Afghanistan. Pays lointain, en guerre, dont tout le monde se fout. Ou presque... Dans le tumulte d’images et de sons du monde moderne, tenir une caméra a-t-il encore un sens ? Lorsque j’ai commencé ce film, il y a 16 ans, je ne me posais pas la question. J’allais rencontrer des hommes remarquables dont le commandant Massoud. Pas des héros de pacotille, ni des produits de marketing comme on nous en fabrique tant aujourd’hui. J’ai rassemblé les traces de cette singulière aventure pour survivre à tout ce bluff qui nous entoure... et pour quelque chose de plus précieux que je vais vous confier. »
Christophe de Ponfilly Christophe de Ponfilly a réalisé nombre de films sur l’Afghanistan et a longuement côtoyé le commandant Massoud, figure charismatique de la résistance afghane contre les Soviétiques. Depuis l’entrée en scène des taliban, introduisant au nom de l’Islam un véritable système totalitaire, Massoud a abandonné Kaboul et s’est replié dans son fief du Panjshir. L’auteur évoque deux solitudes et deux combats : celle d’un chef de guerre et la sienne, celle d’un cinéaste du réel qui s’interroge sur sa démarche. Peu à peu se dessine le portrait singulier d’un combattant à travers la sensibilité d’un écrivain-reporter.
SAS contre CIA de Gérard De Villiers
1965
SAS (2)
Gérard De Villiers
Espionnage
18
3½ h
Téhéran, 1965, les responsables locaux de la CIA seraient en train de fomenter une révolution dans le dessein d’assassiner le shah et de le remplacer par un homme à eux. Le tout, sans en avoir averti au préalable leurs autorités hiérarchiques.
Le Président des États-Unis en a été averti... par les Russes qui en ont profité pour indiquer que, si une telle révolution se produisait, ils considèreraient cela comme un acte d’agression, en conséquence de quoi ils envahiraient l’Iran en faisant porter la responsabilité aux États-Unis. Fous de rage, et on peut les comprendre, les grands pontes de la CIA ont 15 jours pour démêler le vrai du faux.
Est-ce de l’intox de la part des Soviétiques pour envahir l’Iran ou le chef local joue-t-il réellement cavalier seul dans cette sombre histoire ?
La CIA délègue Malko auprès du Chef de Station à Téhéran, le général Schalberg avec une carte de visite en or : 10 millions de dollars en liquide. SAS devra séparer le bon grain de l’ivraie, aidé en cela par un producteur de blé et, comme il se trouve au pays des Mille et une Nuits, le réconfort gracieux de quelques belles persanes.
 
 
Shanghaï Express de Gérard De Villiers
1979
SAS (55)
Gérard De Villiers
Espionnage
18
4 h
Dans le cadre des nouvelles relations sino-américaines, la CIA a accepté d’apporter son aide aux Chinois, confrontés à de graves difficultés : les services secrets de Shanghai ont en effet la certitude qu’il existe des fuites vers l’URSS, et que ces fuites émanent du plus haut niveau de leur hiérarchie.
À très haut niveau même: il ne s’agirait ni plus ni moins que l’un des 23 membre du politburo, le groupe des “sages” qui gouvernent la Chine.
D’autre part, les Soviétiques, inquiets pour leur informateur, s’apprêtent à le faire sortir discrètement du pays.
Coûte que coûte, il faut donc faire sortir cette taupe de son trou.
Curieusement, cette mission d’assistance technique requiert un agent parlant allemand et... sachant pratiquer le patin à glace!
C’est ainsi que SAS se retrouve en mission à Shanghai.
Le traître, que les Chinois ont surnommé Hong Shih, l’Homme Rouge, est haut placé, il peut donc parfaitement avoir accès au dossier et se débarrasser, sans vergogne de l’agent de la CIA...
Un Prince issue d’une des plus vieilles dynasties d’Europe au service du communisme chinois, voilà bien de quoi faire frémir la longue lignée des ancêtres de Malko!
 
 
Au coeur de l'écho de Thomas Disch
1967
Thomas Disch
SF
3½ h
En 1986, le désarmement mondial est enfin un fait accompli : à ceci près que les armes nucléaires soviétiques ont été transportées sur la Lune, et les américaines sur Mars. Mais les Américains ont un redoutable atout supplémentaire : le transmetteur de matière, inventé en 1943 par le mathématicien polonais Panofsky, qui permet de « reproduire » des êtres humains à volonté comme un vulgaire duplicateur. Et même si ce ne sont pas les hommes eux-mêmes, mais leurs doubles, leur « écho » que l’on envoie sur Mars en 1990, il n’empêche que c’est pour déclencher le massacre.
Une fois de plus, l’humour féroce de Disch triomphe. Encore faudrait-il en retenir la leçon.
Le Quadrille de Bologne de Charles Exbrayat
1961
Charles Exbrayat
Policier
3½ h
Dangereuse, la vie d’un représentant en pâtes alimentaires ? Allons donc C’est pourtant à une infernale série d’attentats qu’échappe le voyageur de commerce Alfonso Santucci, à l’issue d’une tournée de trois mois dans les pays de l’Est où il est allé vanter les mérites de ses lasagnes et de ses tagliatelles. Mais c’est que Santucci n’est pas plus voyageur de commerce qu’il ne s’appelle Santucci. Il fait partie des services secrets italiens. Seulement cela, personne ne le sait. Pas même Tosca, ravissante contessina qui lui reproche sans cesse un métier peu reluisant. Il n’a guère à être au courant que l’agent du MI6 britannique, celui de la CIA. et l’espionne soviétique du GRU. Et tout ce petit mon de exécute avec notre héros un quadrille aux figures compliquées dont le maître de ballet est un beau maréchal des carabiniers, amoureux transi et point mécontent de sa personne.
Le temps se gate à Zakopane de Charles Exbrayat
1962
Charles Exbrayat
Policier
3½ h
Aloïs Werner, citoyen helvétique un peu niais mais plein aux as - ce qui est une excellente combinaison -, est tombé follement amoureux d’Hildegarde von Löwenberg. La belle lui rappelle tant sa chère Elzbieta... Mais - ô désespoir ! - Hildegarde a jeté son dévolu sur un autre. Aloïs fou de douleur, va-t-il se percer le cœur d’une dague ? Nenni, ma chère ! Car Aloïs est en réalité un espion anglais. S’il fait le joli cœur auprès d’Hildegarde, c’est uniquement afin de s’introduire dans un nid d’agents doubles au service des Soviétiques. Et une fois dans la place, sa pseudo fiancée va passer un sale quart d’heure. Enfin, si tout marche comme prévu...
L'homme au pistolet d'or de Ian Fleming
1965
James Bond (13)
Ian Fleming
Espionnage
4 h
Amnésique et laissé pour mort par son service, James Bond tente de retrouver la trace de son passé. C’est dans cet état que les services secrets soviétiques lui mettent la main dessus. Conscients de l’opportunité présente, ils lui font subir plusieurs lavages de cerveau et le « rééduquent » dans le but d’éliminer M. 007 refait donc surface à Londres, mais il échoue à tuer son ancien chef. Après un traitement destiné à le faire redevenir lui-même, il réintègre le MI6, et on lui
offre une chance de se racheter : il doit trouver et tuer Francisco « Pistol » Scaramanga en Jamaïque. Tireur d’élite travaillant pour Cuba, Scaramanga est connu pour son Colt .45 plaqué or, et le fait qu’il ne rate jamais sa cible. M sait que, quelle que soit l’issue de cette mission, le service y gagne : soit 007 réussit, preuve qu’il serait bel et bien de retour, soit l’homme au pistolet d’or le tue en premier, ce qui résoudra de façon définitive le cas James Bond...
 
 
L'Alternative du diable de Frederick Forsyth
1979
Frederick Forsyth
Espionnage
11 h
Au large de Brindisi, un bateau recueille un naufragé qui ne parvient à dire qu’un mot, dans une langue inconnue. A la Maison-Blanche, on découvre sur des photos-satellite la mystérieuse maladie qui s’est attaquée aux blés soviétiques, compromettant dramatiquement la récolte à venir. A Londres, un employé d’origine ukrainienne rêve d’abattre les maîtres du Kremlin. A Stockholm, le marin Thor Larsen se dispose à prendre le commandement du plus gigantesque pétrolier jamais construit. A Moscou, Adam Munro, employé de l’ambassade britannique et agent secret, voit resurgir Valentina... Apparemment sans rapports entre eux, ces faits et gestes convergent pourtant. Et leur intrication va placer le président américain Bill Matthews devant le plus terrifiant dilemme. L’alternative du diable...
Le quatrième protocole de Frederick Forsyth
1984
Frederick Forsyth
Espionnage
9½ h
Le quatrième protocole est un accord secret passé entre les Occidentaux et l’Union soviétique afin de ne jamais se servir de l’arme nucléaire sur les territoires de l’Europe de l’Ouest ou de l’Est. Cet accord est sur le point d’être rompu par le premier secrétaire du Parti communiste soviétique, afin de faire changer le Royaume-Uni de camp. Seul l’agent britannique John Preston a une chance de déjouer le formidable complot.
Le dernier paradis de Antonio Garrido
2016
Antonio Garrido
Policier
10 h
Jack, comme tant d’autres travailleurs, est une victime de la crise des années 30. Renvoyé parce qu’il est juif de l’usine Ford où il travaillait à Détroit, il retourne habiter chez son père, à New York. L’homme, vieux, colérique, sombre, à l’instar du pays, dans la dépression. Jack, sans travail, sans argent, a bien du mal à s’occuper de ce père devenu alcoolique, et à payer le loyer que le propriétaire, Kowalski, leur réclame chaque semaine de façon toujours plus insistante.
Un soir que Kowalski débarque avec deux hommes de main, un coup de feu part. Persuadé qu’il va être accusé de meurtre, Jack n’a d’autre choix que de fuir le pays. Il s’embarque alors avec son ami Andrew, un idéaliste et militant communiste de la première heure, pour l’Union soviétique car cette nation nouvelle, paradis des travailleurs, cherche des ouvriers qualifiés pour développer son industrie automobile.
Pourtant, une fois en URSS, les promesses s’évanouissent et les illusions laissent la place au désenchantement. Jack découvre un monde où tout est respect de l’ordre, répression et corruption. Devenu agent double bien malgré lui, il se laisse entraîner par les événements, mais il va bientôt devoir chercher à comprendre qui tire réellement les ficelles de son destin et choisir son camp, en politique comme en amour.
Jan Karski de Yannick Haenel
2011
Interallié 2009
Fnac (roman) 2009
Yannick Haenel
Littérature
3 h
Varsovie, 1942. La Pologne est dévastée par les nazis et les Soviétiques. Jan Karski est un messager de la Résistance polonaise auprès du gouvernement en exil à Londres. Il rencontre deux hommes qui le font entrer clandestinement dans le ghetto, afin qu’il dise aux Alliés ce qu’il a vu, et qu’il les prévienne que les Juifs d’Europe sont en train d’être exterminés.
Jan Karski traverse l’Europe en guerre, alerte les Anglais, et rencontre le président Roosevelt en Amérique. Trente-cinq ans plus tard, il raconte sa mission de l’époque dans Shoah, le grand film de Claude Lanzmann. Mais pourquoi les Alliés ont-ils laissé faire l’extermination des Juifs d’Europe ?
Ce livre, avec les moyens du documentaire, puis de la fiction, raconte la vie de cet aventurier qui fut aussi un Juste.
L'envol de l'aigle de Louis L'Amour
1987
Louis L'Amour
Aventure
7 h
Joe Mack est un brillant pilote d’essais de l’armée américaine. Une belle capture pour les Soviétiques ! D’autant qu’il détient des secrets technologiques de la plus haute importance. Les Russes devront pourtant déchanter: Joe réussit à s’évader du camp où il est prisonnier, en pleine Sibérie.
Son objectif: traverser la taïga pour rejoindre l’Alaska par le détroit de Béring. A pied... Exploit impensable, surhumain? Pas pour Joe. Car dans ses veines coule le sang des Sioux et des Cheyennes. Et pour sauver sa peau, il va retrouver l’instinct de survie de ses ancêtres.
Sur ses traces, un homme qui lui ressemble : Alekhine, un Yakoute qui sait penser comme un Indien. Et dans l’immensité glacée, la lutte, farouche, devient celle de deux hommes. Entre eux, le courage et la haine. Et la mort pour l’un. Ou pour les deux...
 
 
Retour de flammes de John Lawton
2017
Frederick Troy (2)
John Lawton
Policier
10 h
En Avril 1956, à l’apogée de la guerre froide, Khrouchtchev et Boulganine, les dirigeants de l’Union soviétique, sont en Grande-Bretagne pour une visite officielle. L’inspecteur en chef Troy de Scotland Yard, affecté à être le garde du corps de Khrouchtchev, est également chargé de l’espionner. Lorsque le corps mutilé d’un plongeur de la Marine royale est retrouvé près d’un cuirassé russe à Portsmouth Harbor, Troy se lance dans une enquête qui le mènera au cœur pourri du MI6 et dans les bras d’une ancienne flamme.
Le miroir aux espions de John Le Carré
2006
John Le Carré
Espionnage
6 h
Les photos sur l’installation secrète en Allemagne de l’Est de lance-missiles soviétiques ne parviendront jamais à celui qui les a commandées. Cette affaire, qui remet en cause toute la politique de défense de l’Angleterre, personne n’y croit, excepté Leclerc, mais son service de renseignements aux objectifs strictement militaires a perdu la puissance et la réputation acquise durant la Seconde Guerre Mondiale. Le Foreign Office ne jure plus que par le Cirque, le service secret britannique, et son chef Smiley, bien connu des fervents de John Le Carré. Commence alors la lutte acharnée de Leclerc et de ses hommes contre le Cirque et les Soviétiques, lutte inégale au cours de laquelle deux agents sur trois laisseront leur vie. Le Miroir aux espions démontre magistralement le fascinant pouvoir de Le Carré de créer l’inquiétude, la tension, puis l’angoisse. Seul l’humour, très britannique, fait diversion.
Le cercle bleu des Matarèse de Robert Ludlum
1983
Le Cercle des Matarèse (1)
Robert Ludlum
Thriller
14 h
Le Cercle bleu des Matarèse, c’est l’histoire de deux hommes, agents secrets exceptionnels. L’un est américain, Brandon Scofield, l’autre soviétique, Vasili Taleniekov. Ces deux vrais professionnels sont aussi des ennemis mortels car chacun a le cadavre d’un être aimé à reprocher à l’autre. Ils sont maintenant à la fin de leur carrière. Mais Taleniekov a découvert un complot effrayant : une organisation, les Matarèse qui finance des groupes terroristes. Personne ne connaît vraiment leur but, mais il faut les arrêter. Et les seuls qui en soient capables sont Brandon Scofield et Vasili Taleniekov, travaillant en équipe. Une course folle s’engage, qui nous conduira de la Corse à Boston, en passant par Leningrad, Londres et Rome.
 
 
Le vecteur Moscou de Robert Ludlum
2008
Réseau Bouclier (6)
Robert Ludlum (et Patrick Larkin)
Thriller
9 h
Bien décidés à reconstituer leur empire éclaté, les dirigeants de la Russie, de plus en plus autoritaires, préparent une campagne militaire éclair qui déferlera sur l’Ukraine, la Géorgie, l’Azerbaïdjan et plusieurs autres ex-républiques soviétiques. Pour réussir cette entreprise téméraire, les Russes doivent d’abord semer la confusion dans les rangs de leurs ennemis, affaiblir leur commandement militaire et leur gouvernement civil. C’est dans ce but qu’ils se tournent vers Konstantin Malkovic, un des hommes les plus riches et les plus puissants du monde, le seul capable de leur fournir les moyens de réaliser leur projet. Avec peu d’indices et moins de temps encore, le Réseau Bouclier et Jon Smith doivent arrêter cette conspiration meurtrière.
L'ami arménien de Andreï Makine
2021
Andreï Makine
Littérature
2 h
Le narrateur, treize ans, vit dans un orphelinat de Sibérie à l’époque de l’empire soviétique finissant. Dans la cour de l’école, il prend la défense de Vardan, un adolescent que sa pureté, sa maturité et sa fragilité désignent aux brutes comme bouc-émissaire idéal. Il raccompagne chez lui son ami, dans le quartier dit du « Bout du diable » peuplé d’anciens prisonniers, d’aventuriers fourbus, de déracinés égarés «qui n’ont pour biographie que la géographie de leurs errances. » Il est accueilli là par une petite communauté de familles arméniennes venues soulager le sort de leurs proches transférés et emprisonnés en ce lieu, à 5 000 kilomètres de leur Caucase natal, en attente de jugement pour « subversion séparatiste et complot anti-soviétique » parce qu’ils avaient créé une organisation clandestine se battant pour l’indépendance de l’Arménie.
 
 
Les chiens de Riga de Henning Mankell
2003
Wallander (3)
Henning Mankell
Policier
6 h
Février 1991. Un canot pneumatique s’échoue sur une plage de Scanie. Il contient les corps de deux hommes exécutés d’une balle dans le cœur. L’origine du canot est vite établie : de fabrication yougoslave à l’usage des Soviétiques et de leurs pays satellites. Les corps sont identifiés : des criminels lettons d’origine russe liés à la mafia. Un policier de Riga est appelé en renfort à Ystad. Dès son retour en Lettonie, l’étrange major Liepa pour lequel l’inspecteur Wallander s’est pris d’amitié est assassiné. Wallander part alors pour Riga. Là, privé de tout repères, il se trouve plongé dans un pays en plein bouleversement, où la démocratie n’est encore qu’un rêve, un monde glacé fait de surveillance policière, de menaces non voilées, de mensonges. Où se cache la vérité ? À force d’obstination l’inspecteur suédois, réduit à ses seules intuitions mais désireux que justice soit rendue, parviendra à faire la lumière.
Beria : Le bourreau politique de Staline de Jean-Jacques Marie
2013
Jean-Jacques Marie
Bio
10 h
De 1938 à 1953, Lavrenti Beria a été un rouage essentiel du système stalinien, qu’il a ensuite tenté d’amender avant de payer de sa vie cette tentative avortée. Manipulateur, d’une cruauté sans bornes, c’est ainsi qu’il entra dans l’histoire. Or, la figure de Beria s’avère au regard des faits et à l’analyse bien plus complexe : bourreau certes, mais aussi fin politique. Fils de paysans misérables, il connaît une ascension fulgurante. Flanqué d’une cohorte de tortionnaires, il dirige la police politique soviétique, le NKVD, pendant sept années décisives (1938-1945) au cours desquelles la nomenklatura consolide son pouvoir. Il organise la déportation meurtrière des peuples du Caucase, planifie les meurtres de Léon Trotski et de ses ennemis politiques. Mais, à la mort de Staline, Beria est le premier à saisir que le régime, à bout de souffle, ne peut survivre qu’en desserrant le carcan de la terreur policière. Il commence a démanteler le goulag, propose la réunification de l’Allemagne ; en somme, des mesures annonciatrices de la pérestroïka gorbatchévienne. Nommé ministre de l’Intérieur en mars 1953, il est arrêté par ses pairs en juin et fusillé en décembre pour un complot infondé.
A l’appui de nombreux documents d’archives rendus publics à la chute de l’Union soviétique, Jean-Jacques Marie brosse le portrait complet de l’un des acteurs majeurs de l’URSS sous Staline.
Le Palais de verre de Simon Mawer
2012
Simon Mawer
Littérature
9 h
Tchécoslovaquie, fin des années 1920. Liesel tombe amoureuse de Viktor Landauer, héritier d’une riche famille juive. Les deux jeunes gens, qui fréquentent la haute société des années folles, rêvent d’une maison moderne. C’est à Venise qu’ils vont rencontrer l’homme capable de mener à bien ce projet, Rainer von Abt, un architecte adepte de Loos, de Mondrian, du Corbusier. Celui-ci va imaginer pour eux un palais de verre, une œuvre d’art entièrement conçue autour des transparences et de la lumière. Plus qu’une maison, c’est un véritable acte de foi dans le siècle nouveau où, les jeunes mariés n’en doutent pas, l’art, la science, la démocratie sauront venir à bout des ténèbres. Mais les espoirs du jeune couple, comme ceux de toute une société, ne vont pas tarder à être mis à mal par les aléas de la vie conjugale et de l’histoire, l’occupation nazie puis soviétique de l’Europe centrale venant bouleverser la donne.
Danseur de Colum McCann
2008
Colum McCann
Littérature
7½ h
Une icône du XXe siècle : Noureev.
En 1944, dans un hôpital soviétique, Rudik, six ans, danse pour son premier public : aucun des soldats mutilés n’oubliera cet instant éblouissant... Dès lors, ce fils de paysan sait. Il sait qu’il ne reculera devant rien : mentir à sa mère, braver la colère de son père, endurer brimades et humiliations. Pour danser comme il le doit, il ira même jusqu’à s’exiler à jamais. Travailleur acharné, obsédé de beauté et de perfection, Rudik fascinera tous ceux qui croiseront sa route, leur offrant le sentiment d’avoir côtoyé un ange ou un démon, un monstre d’excès et de passion. Dans tous les cas, un vrai génie.
 
 
Le frère rouge de Michel Meyer
1990
Michel Meyer (et Michel Tatu)
Thriller
6 h
Qui veut tuer Gorbatchev ? Dans une Russie secouée part la crise des nationalités, les privilégiés du régime s’inquiètent. L’intégrité de l’empire semble menacée, leurs positions également. La pègre elle-même se montre soupçonneuse face aux réformes...
Les auteurs, deux des meilleurs spécialistes de l’Union soviétique, proposent, à travers ce thriller haletant, une plongée au coeur des mécanismes du pouvoir soviétique
 
 
Pologne de James A. Michener
1984
James A. Michener
Roman Histo
18 h
Puisant son inspiration dans les épisodes héroïques et tragiques qui marquèrent l’histoire de la Pologne, James A. Michener brosse ici pour nous une fresque haute en couleurs.
Sept siècles d’histoire, depuis les incursions mongoles du XIIIe siècle jusqu’à la terreur nazie et à la sujétion soviétique, ont fait de la Pologne le centre d’un conflit permanent où toutes les idéologies s’affrontent, un point du monde où le monde lui-même s’exprime de façon contradictoire. Sept siècles qui, à travers une succession d’efforts - parfois couronnés de succès, le plus souvent voués à l’échec - pour repousser tour à tour les Tatars venus de l’est, les Allemands de l’ouest, les Suédois du nord, les Turcs du sud, ont vu se révéler, s’affirmer la conscience d’une nation et d’un peuple.
Trois généalogies exemplaires, trois familles révélatrices d’une structure sociale et dont les destinées se confondent avec les événements, incarnent ici le peuple polonais. Les Lubonski, magnats jaloux de leur autorité et de leurs privilèges, les Bukowski, hobereaux désargentés, inféodés à la puissance du moment, les Buk, paysans asservis au maître et à la terre, sont de toutes les batailles, de tous les désastres. Et chaque fois, à peine ont-ils posé l’épée qu’ils reprennent la truelle et la charrue.
Mais, après le dernier cataclysme - l’occupation nazie et les atrocités de Lublin, d’Auschwitz et de Majdanek -, quelle Pologne ont-ils reconstruite sous la menace des chars soviétiques ? Une question à laquelle James A. Michener se garde de répondre, mais à laquelle il nous invite à réfléchir.
 
 
L'éblouissante lumière des deux étoiles rouges de Davide Morosinotto
2019
Davide Morosinotto
Jeunesse
12
6½ h
1941. Hitler décide d’envahir l’Union soviétique. Les chars allemands progressent sur l’immense territoire russe vers le Nord en direction de Leningrad. Dans la précipitation, avant que la ville ne soit encerclée, on organise l’évacuation en train de milliers d’enfants. Viktor et Nadia sont parmi eux. Mais, pour la première fois de leur vie, les voilà séparés. Viktor est envoyé dans un kolkhoze à Kazan, pendant que Nadia se retrouve bloquée à proximité du front des combats. Désormais, Viktor n’a plus qu’une idée en tête : traverser le pays dévasté par la guerre, les bombardements et la faim, pour retrouver sa sœur. Et pour cela il doit être prêt à tout. Car dans un pays en guerre, nécessité fait loi.
 
 
À la dérive de Robert Muchamore
2009
Cherub mission (7)
Robert Muchamore
Espionnage
13
4½ h
Lors de la chute de l’empire soviétique, Denis Obidin a fait main basse sur l’industrie aéronautique russe. Aujourd’hui confronté à des difficultés financières, il s’apprête à vendre son arsenal à des groupes terroristes. James est envoyé en Russie pour infiltrer le clan Obidin. Il ignore encore que cette mission va le conduire au bord de l’abîme...
 
 
Les vaches de Staline de Sofi Oksanen
2011
Sofi Oksanen
Littérature étrangère
7½ h
Les « vaches de Staline », c’est ainsi que les Estoniens déportés désignèrent les maigres chèvres qu’ils trouvèrent sur les terres de Sibérie, dans une sorte de pied de nez adressé à la propagande soviétique qui affirmait que ce régime produisait des vaches exceptionnelles. C’est aussi le titre du premier roman de Sofi Oksanen, dont l’héroïne, Anna, est une jeune Finlandaise née dans les années 1970, qui souffre de troubles alimentaires profonds. La mère de celle-ci est estonienne, et afin d’être acceptée, cette femme a tenté d’effacer toute trace de ses origines, et de taire les peurs et les souffrances vécues sous l’ère soviétique. Ne serait-ce pas ce passé qui hante encore le corps de sa fille ?
Sofi Oksanen fait preuve d’une grande puissance d’évocation quand elle décrit les obsessions de ces deux femmes. Il y a la voix d’Anna qui tente de tout contrôler, son corps, les hommes, et le récit plus distant de la mère qui se souvient de la rencontre avec « le Finlandais », à Tallinn, dans les années 1970, sous un régime de terreur et de surveillance.
Absolument Positif de Dmitry Orlov
2012
Dmitry Orlov
Essai
4½ h
Dmitry Orlov est né à Leningrad et a immigré aux États-Unis à l’âge de douze ans.
Il a été témoin de l’effondrement soviétique lors de plusieurs visites prolongées sur sa terre natale russe entre la fin des années 1980 et le milieu des années 1990. Il est ingénieur et a contribué à des champs aussi variés que la physique des hautes énergies et la sécurité informatique.
Récemment Dmitry s’est mis a expérimenter un mode de vie autonome et l’usage des énergies renouvelables en abandonnant sa maison et sa voiture. À leur place, il vit sur un voilier, naviguant le long de la côte est, et va au travail en bicyclette.
Dmitry croit que, avec une technologie appropriée, nous pouvons grandement réduire notre consommation personnelle de ressources tout en restant parfaitement civilisés.          
Le seul témoin de Jean-François Pasques
2021
Pierre Morland (2)
Jean-François Pasques
Policier
4½ h
Depuis la mort de sa compagne, le docteur Morland, médecin français, vit isolé de tous et de tout au fond des steppes russes. Après sa corvée de bois quotidienne, il assiste un jour, à quelques mètres de sa cabane, à un règlement de compte qui se termine mal pour les protagonistes. Sentant que sa tranquillité et son isolement risquent de ne pas durer, l’ermite quitte les lieux, cherchant encore une fois l’isolement le plus total. Las, la police, des truands particulièrement retors et quelques membres des services de renseignements russes se lancent à la poursuite de cet innocent témoin... qui va découvrir l’hospitalité pour le moins particulière des psychiatres et des policiers russes. Cauchemardesque et kafkaïen mais bougrement dépaysant.

La suite de Mortelle canicule, publié l’année dernière. On y retrouve le personnage principal, le docteur Morland, exilé dans les neiges isolées de l’ex-Union soviétique.
Nul besoin cependant d’avoir lu Mortelle canicule pour apprécier ce roman. Les deux livres sont indépendants.
L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea de Romain Puértolas
2013
Romain Puértolas
Littérature
3½ h
L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea, c’est une aventure rocambolesque et hilarante aux quatre coins de l’Europe et dans la Libye postkadhafiste, une histoire d’amour plus pétillante que le Coca-Cola, mais aussi le reflet d’une terrible réalité : le combat que mènent chaque jour les clandestins, ultimes aventuriers de notre siècle.
Un roman dont le titre peut à lui seul provoquer des insuffisances respiratoires chez ceux qui tentent de le prononcer d’une seule traite !
« Le premier mot que prononça l’indien Ajatashatru Lavash Patel en arrivant en France fut un mot suédois. Un comble !
Ikea.
Voilà ce qu’il prononça à mi-voix. Cela dit, il referma la porte de la vieille Mercedes rouge et patienta, les mains posées sur ses genoux soyeux comme un enfant sage. »
 
 
La Chasseresse de Kate Quinn
2021
Kate Quinn
Littérature étrangère
12 h
1944. L’Union Soviétique est le seul pays possédant une escadrille de femmes bombardiers. L’intrépide Nina Markova et ses compagnes, les « Sorcières de la Nuit », défendent le ciel contre les nazis. Mais quand Nina s’écrase en territoire ennemi et se trouve confrontée à une impitoyable meurtrière, sa vie ne tient qu’à un fil.
Hanté par les horreurs de la guerre, le journaliste anglais Ian Graham se lance dans la traque des criminels de guerre nazis. Une dangereuse cible persiste néanmoins à l’esquiver. Une tueuse connue sous le nom de « La Chasseresse » - et seule Nina, une des rares à avoir réussi à lui échapper, peut servir d’appât.
Dans le Boston d’après-guerre, Jordan McBride accueille sa nouvelle belle-mère. Or, en se plongeant dans le passé de cette femme mystérieuse, elle y découvre une multitude de sombres secrets. Et un danger manifeste.
Terre et cendres de Atiq Rahimi
2011
Atiq Rahimi
Littérature étrangère
1 h
Un pont, une rivière asséchée dans un paysage désolé, la guérite d’un gardien mal luné, une route qui se perd à l’horizon, un marchand qui pense le monde, un vieillard, un petit enfant, et puis l’attente. Rien ne bouge ou presque. Nous sommes en Afghanistan, pendant la guerre contre l’Union soviétique. Le vieil homme va annoncer à son fils qui travaille à la mine, le père du petit, qu’au village tous sont morts sous un bombardement. Il parle, il pense : enfer des souvenirs, des attentes, des remords, des conjectures, des soupçons... C’est une parole nue qui dit la souffrance, la solitude, la peur de n’être pas entendu.
 
 
Anna et l'homme-hirondelle de Gavriel Savit
2017
Gavriel Savit
Littérature américaine
3½ h
6 novembre 1939, Cracovie. Un million de soldats en marche et mille chiens aboyeurs, un endroit de peur et de froid où il ne fait pas bon grandir. Anna a sept ans quand son père, professeur à la faculté, se rend à une convocation des autorités allemandes, puis disparaît. Seule et à la rue, Anna rencontre alors l’Homme-Hirondelle, un grand et étrange personnage qui parle toutes les langues – même l’oiseau. D’instinct, elle est prête à lui confier sa vie. Avec des mots et des images simples, il lui explique la guerre. Comment y survivre. Un long voyage va commencer pour eux, à travers champs et forêts, pour échapper aux forces nazies et soviétiques. Mais dans un monde devenu fou, tout peut se révéler dangereux. Et l’Homme-Hirondelle aussi...
 
 
Le sel de nos larmes de Ruta Sepetys
2016
Ruta Sepetys
Jeunesse
13
5½ h
Hiver 1945. Quatre adolescents. Quatre destinées. Chacun né dans un pays différent. Chacun traqué et hanté par sa propre guerre. Parmi les milliers de réfugiés fuyant à pied vers la côte de la mer Baltique devant l’avancée des troupes soviétiques, quatre adolescents sont réunis par le destin pour affronter le froid, la faim, la peur, les bombes... Tous partagent un même but : embarquer sur le Wilhelm Gustloff, un énorme navire promesse de liberté...
Ruta Sepetys révèle la plus grande tragédie de l’histoire maritime, qui a fait six fois plus de victimes que le Titanic. Cette catastrophe méconnue lui inspire une vibrante histoire d’amour, de courage et d’amitié.
Lumineux, captivant et bouleversant d’humanité.
 
 
Wilt prend son pied de Tom Sharpe
1986
Wilt (3)
Tom Sharpe
Humour
6½ h
Wilt supervise l’enseignement des “Humanités” dans un lycée technique : le Tech.
A la suite d’une rivalité entre deux policiers qui se livrent une guerre sans merci, il est soupçonné d’avoir trempé dans la mort suspecte par overdose d’une élève du Tech. La police truffe alors sa voiture d’émetteurs. Or, pour arrondir ses fins de mois, Wilt donne des cours particuliers à des officiers de la base américaine voisine. La base, détectant les émetteurs de la police, le prend pour un espion soviétique et tente de le faire disparaître. On retrouve ici décuplées les qualités qui ont fait de Sharpe l’héritier moderne de Wodehouse et de Waugh, un écrivain ébouriffant qui manie l’humour au coupe-coupe.
 
 
Droit de vie et de mort de Robert Silverberg
1984
Robert Silverberg
SF
3½ h
Ecrit en 1956/1957 par un Silverberg de 20 ans, ce roman est un ouvrage de jeunesse qui n’a peut-être pas l’ampleur et l’ambition de certaines œuvres plus récentes du même auteur, déjà traduites ou non en langue française.
Mais on y découvre une vitalité, une joie juvénile de jongler avec les grands thèmes de la S.F., qui préfigurent ses ouvrages ultérieurs, ainsi qu’une générosité dans le jaillissement des idées, une spontanéité qui manquent, très souvent, aux œuvres plus « accomplies. »
Un texte qui marque une étape importante dans l’évolution de Robert Silverberg, et que la collection « Best-Sellers de la S.F. américaine et soviétique » se devait de révéler à ses nombreux admirateurs.
Tatiana et Alexandre de Paullina Simons
2005
Tatiana (2)
Paullina Simons
Roman Histo
9½ h
1943. La jeune russe Tatiana arrive à New York brisée par le destin qui lui a arraché sa famille et Alexandre, l’homme de sa vie et le père de son fils. Sans le petit Anthony, elle aurait mis un terme à sa vie après la terrible nouvelle de la mort d’Alexandre. Alors, le jour où elle apprend qu’Alexandre est toujours en vie et croupit dans un camp soviétique, Tatiana ne connaît plus d’autre but que de sauver son amour… même si pour cela, il lui faut retourner dans la gueule du loup…
 
 
Avis à mon exécuteur de Romain Slocombe
2014
Romain Slocombe
Littérature
8½ h
Parce que la réalité dépasse toujours la fiction, il a fallu attendre Avis à mon exécuteur pour qu’un roman révèle enfin les plus extraordinaires secrets des renseignements soviétiques.
« Si on me trouve suicidé, c’est que j’aurai été assassiné. »
Victor Krebnitsky Lundi 10 février 1941, Washington, hôtel Bellevue. Un client de passage est retrouvé mort d’une balle dans la tête, une arme près de lui. La police conclut au suicide. Nul ne sait encore que l’inconnu a été l’un des plus importants agents du renseignement de l’URSS... En 1936, Victor Krebnitsky poursuit son rêve de révolution mondiale quand il découvre l’emprise stalinienne sur la guerre d’Espagne. Malgré lui, il participe à l’élimination d’un transfuge soviétique, mais il est trop tard pour quitter les rangs ; l’époque est au soupçon général. Tandis qu’à Moscou les fonctionnaires du NKVD se défenestrent pour échapper aux purges, Victor doit gagner Paris et honorer une effroyable mission visant son meilleur ami. En dépit des menaces qui pèsent sur sa propre famille, il refuse de commettre l’impensable. Condamné dès lors à une exécution officieuse, contraint à une éternelle fuite en avant, il ne peut plus compter que sur sa ruse et... sur une arme au pouvoir dévastateur : le document secret prouvant la trahison et le “grand mensonge” de Staline. S’en servir signifie la mort. Ou la dernière chance qu’aura Victor de sauver la femme qu’il aime et leur petit garçon.
Le secret d'Igor Koliazine de Romain Slocombe
2015
Romain Slocombe
Policier
6 h
Londres, février 1925 : recruté malgré lui par l’Intelligence Service, le journaliste Ralph Exeter, qui renseigne déjà le Guépéou, a beaucoup de mal à concilier ces loyautés contradictoires. Le voici sommé d’approcher Igor Koliazine, gigantesque jeune cosaque qui prétend avoir enterré en Bulgarie le trésor fabuleux de l’Armée blanche du général Wrangel. Ensuite, charge à lui de l’entraîner à Constantinople, d’où ils embarqueront à bord du yacht affrété par la jolie Zhenya Krasnova, déléguée des Soviétiques. Destination Bourgas, objectif les précieuses caisses enfouies dans la forêt. Seulement, outre les bolchéviques et le MI6 britannique, d’autres sont sur l’affaire : la Sécurité d’État turque, des espions allemands à la solde d’Adolf Hitler... Le correspondant du Daily World comprendra vite qu’il a mis les pieds dans un sacré guêpier. Jouant avec les codes subtils du roman d’espionnage tout en lançant de spirituels clins d’œil aux personnages d’Hergé, Romain Slocombe valse entre la légèreté et l’angoisse, le complot vintage et le réalisme historique.
Première station avant l'abattoir de Romain Slocombe
2013
Romain Slocombe
Policier
7½ h
Gènes, 1922. La conférence internationale est troublée par l’assassinat d’un officier des services secrets soviétiques. Le journaliste Ralph Exeter est le dernier agent à qui il avait confié une mission. Pour Exeter, il s’agit d’une machination au plus haut niveau. Mais ses chances de faire la lumière sur l’affaire sont d’autant plus minces qu’il se retrouve suspect numéro un...
Agent 6 de Tom Rob Smith
2013
Tom Rob Smith
Thriller
9 h
1965. Pour apaiser les tensions entre leurs deux pays, États-Unis et URSS réunissent quelques étudiants pour un concert pacifique à Manhattan. Parmi les membres de la délégation russe : Raïssa Demidova et ses deux filles.
Contraint de rester à Moscou, Leo Demidov, ancien agent du KGB, s’interroge : pourquoi le parti a-t-il sélectionné sa famille ? Doit-il croire à un retour en grâce des siens ?
Mais devant le siège des Nations-Unies, c’est le carnage : un chanteur noir américain, fervent partisan communiste, est abattu, et Raïssa est accusée du crime.
Machination du FBI ? Complot de la police secrète soviétique ?
Des prisons du Kremlin aux montagnes afghanes dévastées par la guerre, Leo va devoir traverser l’enfer pour retrouver l’Agent 6, celui qui détient la clé de ce cauchemar...
Le printemps russe de Norman Spinrad
1991
Le printemps russe (1)
Norman Spinrad
SF
8 h
Sur arrière-plan d’histoire tourmentée (l’Union soviétique est sur le point d’adhérer à l’Europe unie, laquelle fait trop d’ombre aux États-Unis), le destin d’un ingénieur américain, de son épouse russe et de leurs enfants.
Une épopée visionnaire dont l’optimisme lucide redonne des ailes à nos espoirs déchus.
Le printemps russe de Norman Spinrad
1991
Le printemps russe (2)
Norman Spinrad
SF
7½ h
Sur arrière-plan d’histoire tourmentée (l’Union soviétique est sur le point d’adhérer à l’Europe unie, laquelle fait trop d’ombre aux États-Unis), le destin d’un ingénieur américain, de son épouse russe et de leurs enfants.
Une épopée visionnaire dont l’optimisme lucide redonne des ailes à nos espoirs déchus.
Danser avec le diable de Maud Tabachnik
2015
Maud Tabachnik
Policier
6½ h
Lancé dans la traque d’un insaisissable psychopathe, le lieutenant Boris Berezovsky se retrouve pris au piège de son passé. Ou plutôt du passé de son père Vladimir, un juif russe échappé de l’enfer stalinien et devenu citoyen américain, qui se dit menacé par des services secrets étrangers. Boris découvre alors avec stupeur que Vladimir entretenait d’excellentes relations avec la bête noire de Poutine, son neveu Boris Berezovsky (homonyme de son fils), le célèbre oligarque, prétendument « suicidé » à Londres.
Tandis que le meurtrier continue de sévir en toute impunité, Boris se plonge dans sa propre histoire, cherchant qui, de la mafia russe locale, du MI5 ou du FSB cherche à liquider son père.
De la folie urbaine ordinaire aux spectres de l’Histoire soviétique et ses tragédies, un suspense aussi musclé que vertigineux de Maud Tabachnik, la plus américaine des auteurs français de polar.
Un gentleman à Moscou de Amor Towles
2018
Amor Towles
Littérature américaine
10 h
Au début des années 1920, le comte Alexandre Illitch Rostov, aristocrate impénitent, est condamné par un tribunal bolchévique à vivre en résidence surveillée dans le luxueux hôtel Metropol de Moscou, où le comte a ses habitudes, à quelques encablures du Kremlin. Acceptant joyeusement son sort, le comte Rostov hante les couloirs, salons feutrés, restaurants et salles de réception de l’hôtel, et noue des liens avec le personnel de sa prison dorée   – officiant bientôt comme serveur au prestigieux restaurant Boyarski –, des diplomates étrangers de passage – dont le comte sait obtenir les confidences à force de charme, d’esprit, et de vodka –, une belle actrice inaccessible – ou presque ­–, et côtoie les nouveaux maîtres de la Russie. Mais, plus que toute autre, c’est sa rencontre avec Nina, une fillette de neuf ans, qui bouleverse le cours de sa vie bien réglée au Metropol.
Trois décennies durant, le comte vit nombre d’aventures retranché derrière les grandes baies vitrées du Metropol, microcosme où se rejouent les bouleversements la Russie soviétique.
 
 
La lignée de Carole Trébor
2012
Nina Volkovitch (1)
Carole Trébor
Jeunesse
12
2½ h
Envoyée à l’orphelinat de Karakievo parce que ses parents sont considérés comme des « ennemis du peuple », Nina Volkovitch a fait le serment de s’enfuir et de retrouver sa mère, emprisonnée dans un goulag de Sibérie. Mais comment s’enfuir d’un tel lieu quand on a quinze ans, et qu’on en paraît douze ? Ce qu’elle ne sait pas, c’est que sa mère a pris soin de dissimuler de précieux indices pour l’aider à s’échapper, mais aussi pour lui révéler les dons particuliers qu’elle possède sans le savoir. Car Nina est la descendante des Volkovitch, une illustre famille qui détient des pouvoirs aussi prodigieux que terrifiants. Et c’est elle, Nina, qui représente le dernier espoir face à un ennemi plus menaçant que la dictature soviétique
Terminus radieux de Antoine Volodine
2014
Médicis 2014
Antoine Volodine
Littérature
10 h
Taïga sombre et immense, steppes infinies… La scène se passe d’abord après l’irradiation complète de la Sibérie et l’écroulement de la Deuxième Union soviétique, puis des siècles plus tard. La région, dévastée par des accidents nucléaires, est à jamais inhabitable. Entourés de paysages grandioses, des soldats fantômes, des morts vivants et d’inquiétantes princesses s’obstinent à poursuivre le rêve soviétique. Désormais le centre du monde a un nom, Terminus radieux, un kolkhoze dont la pile atomique s’est enfoncée sous terre. Solovieï, le président du village, met ses pouvoirs surnaturels au service de son rêve de toute-puissance : vie et mort, amour éternel, renaissance. Assisté par l’immortelle Mémé Oudgoul, il règne en maître sur le destin des hommes et des femmes qui ont atterri là. Non loin du kolkhoze passe une voie ferrée où circule un unique convoi, toujours le même. Prisonniers et militaires cherchent en vain le camp où leur errance prendra fin. Mais, là encore, Solovieï ordonne l’histoire. Il leur faudra attendre des milliers d’années pour que s’éteigne sa présence dans leur cauchemar.
Voyage au pays de toutes les Russies de Olivier Weber
2003
Olivier Weber
Récit
3 h
Dix ans après sa publication, ce livre reste tout autant d’actualité sur ce qu’est devenu l’ex-empire soviétique. Chacun à sa manière, les femmes et les hommes rencontrés par l’auteur au cours d’un long périple racontent les soubresauts de l’URSS, la renaissance douloureuse de la Russie, les bonheurs et les malheurs de vivre à Tbilissi, Moscou ou Erevan. Olivier Weber a pris le temps de découvrir dans leur vie quotidienne ces « nouveaux » Russes, Ukrainiens, Lituaniens, Géorgiens, etc. À chacune de ses étapes, quelqu’un lui raconte son histoire : le fonctionnaire inquiet, le retraité qui gère son immeuble comme une caserne, le nouveau riche, le pope en guerre avec un stalinien nostalgique…
 
 
Le tchékiste de Vladimir Zazoubrine
1923
Vladimir Zazoubrine
Roman Histo
2 h
Dans une grande ville sibérienne, à la fin de la guerre civile, un responsable de la Tchéka, police du régime bolchévique, accomplit son « travail » de bourreau. Pour servir la Révolution, il participe à l’atroce procédure quotidienne des interrogatoires, des procès sommaires, de l’extermination anonyme.
Cette œuvre de fiction est à tous égards exceptionnelle. Écrite en 1923 par un des jeunes espoirs de la littérature soviétique dans un style d’une densité et d’une violence inouïe, elle fait revivre la Terreur rouge avec une puissance d’évocation jamais lue. On songe à Kafka avec sa terrible machine à condamner et à punir, à Andreï Platonov pour son Tchevengour. Jugé trop « naturaliste » par la rédaction de la revue Les Feux sibériens à laquelle il était destiné, Le tchékiste fut rejeté à l’époque pour des raisons idéologiques. Jamais édité, il paraît enfin aujourd’hui, dans toute sa terrible vérité.
Vladimir Zazoubrine (1895-1937) est un auteur sibérien dont on ne sait quasiment rien, si ce n’est que le manuscrit du Tchékiste (daté de 1923) a été retrouvé bien après son écriture, par Kolesnikovan dans les départements des manuscrits de la Bibliothèque Lénine à Moscou. Il n’a été publié qu’à la fin de l’empire soviétique, en 1990. Zazoubrine était l’un des écrivains préférés de Staline mais il a néanmoins dénoncé la destruction de l’environnement naturel par la politique d’industrialisation soviétique ainsi que la Révolution mangeuse d’hommes.
 
 
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